du Capitaine Cook.
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de dix-fept à dix bralfes d’eau ; & fachant que nous
n’étions pas éloignés des petites Ifles & des rochers que Ann - i 7 <5 ?*
1 • 1 1 Novemb.
nous avions vus en plein jour , j avois envie de les
dépafi'er avant de mettre a la cape pendant la nuit ;mais je crus qu'il étoit plus prudent de virer de bord ,
& de palier la nuit au-delîous de Mowtohora , où jefavois qu’il n’y avoir point de danger. Heureufementpour nous j’exécutai ce projet ; car le % , au matin ,après avoir fait voile a l’Ouell , nous découvrîmes ànotre avant plufieurs rochers , dont quelques-unsétoient de niveau avec la furface de la mer, & d’au-tres cachés au-delîous ; ils gifent au N. N. E. du MontEdgccombe , à une lieue &c demie de fille de Mowto-hora , & à environ neuf milles de la grande terre.
Nous paffâmes entre ces rochers & la côte de la Nou-velle - Zélande y la fonde rapportant de 10 à 7 bralfesd’eau.
Nous vîmes ce matin plufieurs pirogues , & ungrand nombre d’indiens le long de la côte ; quelques-uns de ces bâtimens nous fuivirent , mais aucun nevoulut nous approcher , excepté un qui avoit unevoile , & que nous reconnûmes pour le même quinous avoit alfaillis de pierres le foir précédent ; lesIndiens qu’il avoit à bord conversèrent encore avecTupia , & nous nous attendions à une autre déchargede leurs armes, qui, à la vérité, n’étoient dangereufesqu’aux fenêtres de nos chambres. Us relièrent vis-à-visdu vailfeau l’efpace d’une heure, & ils furent très-pai-libles ; mais enfin ils nous donnèrent le falut fur lequelnous comptions ; nous le rendîmes en tirant un coup