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Voyage
Ann. 1769.Octobre.
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tion. Dans le cours de cette convention , après qu’ilsfurent convenus des points effenticîs de la Théologie„Tupia demanda a fon interlocuteur s’ils étoient dansl’ufage de manger des hommes*; il lui répondit affir-mativement , mais il ajouta qu’ils ne mangeoient queleurs ennemis qui avoient été tués dans les combats.
Le 26, il plut toute la journée, de forte qu’aucunde nous ne put aller à terre, & très-peu d’indiensvinrent au vaiffeau ou au lieu de l’aiguade.
Le 27 , j’allai avec le DoCtenr Solander examinerle fond de la baie. Nous débarquâmes en deux endroits,mais il ne nous arriva prefque rien qui fut digne deremarque. Les Indiens fe comportèrent très-honnê-tement à notre égard & noirs montrèrent tout ceque nous délirâmes de voir. Parmi les bagatelles cu-rieufes que le DoCteur Solander acheta d’eux, il fetrouva une toupie qui avoit exactement la même formeque celles de nos enfans, & ils lui firent entendre parlignes que pour la faire tourner il falloir la fouetter.Sur ces entrefaites, M. Banks alla à terre au lieu del’aiguade, & gravit une colline qui étoit à peu dediftance de-là , afin de voir une haie formée de pieuxque nous avions obfervée du vaiffeau , & qui avoitété le fujet de beaucoup de conjectures. La collineétoit extrêmement efearpée &c il étoit prefque im-posable d’y arriver par le bois ; cependant il atteignitle lieu de la haie, près de laquelle il trouva plufieursmaifons que leurs habitans avoient abandonnées. Lespieux fembloient être d’environ feize pieds de hautiis étoienc rangés fur deux lignes éloignées de fix pieds