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Voyage
.. -- Cette baie qui eft appellée Tegadoo , par les
A oïo£e 9 ’ Naturels du P a y s ’ gîc au 3 8d 10 ' de latitude S. ; maiscomme elle n’eft recommandable pour les Naviga-teurs à aucun égard , il feroit* inutile d’en faire ladefcription.
Depuis cette baie j’avois deffein de continuer maroute , en portant au Nord ; mais le vent fouillantdirectement debout, je ne pouvois pas avancer. Pen-dant que je virois vent devant, quelques-uns des Na-turels du pays vinrent à bord , & me dirent que dansune baie fituée un peu au Sud , & qui étoit celle queje n’avois pas pu atteindre le jour où j’arrivai à cellede Tegadoo , il y avoit de l’excellente eau douce , &cque les bateaux pourroient débarquer fans trouver dehoule. Je crus qu’il valoit mieux mouiller dans cettebaie que de me tenir en mer, parce que je pourrois ycompletter mes provifions d’eau &c former de nouvel-les liaifons avec les Indiens. D’après cette réfolution,je mis le cap fur le côté de là baie & j’envoyai dans l’in-térieur deux bateaux armés pour examiner l’aiguade;nos gens confirmant à leur retour ce que nous avoientdit les Naturels du pays , je mis a l’ancre vers uneheure, par onze braffes d’eau , fond de beau fable, lapointe feptentrionale de la baie, nous reliant au N. ~N. E., & la pointe Sud au S. E. ; nous avions auS. ■*- S. E., k environ un mille, le lieu de l’aiguade ,qui étoit dans une petite anfe , un peu en dedans dela pointe Sud de la baie. Plulieurs pirogues arrivè-rent a l'inftant du rivage , & les Indiens trafiquè-rent avec nous de très - bonne-foi; nous leur don-nâmes