ligne qui confiftoit à faire mouvoir leurs mains vers.Ann. 1769. i eur poitrine: nous leur fîmes plufieurs préfens. DansÜ«Sobre. not;re p rome nade autour de la baie , nous trouvâ-mes deux petits courans d’eau** douce : cette décou-verte, jointe à la conduite amicale des Indiens, m’en-gagea à relier au moins un jour, afin de pouvoir rem-plir nos futailles vuides , & donner a M. Banks uneoccafion d’examiner les productions du pays.
Le matin du zi , j’envoyai le Lieutenant Gore àterre , avec un fort détachement d’hommes, pour fairela garde au lieu de l’aiguade ; MM. Banks & Solan-der , Tupia , Tayeto, & quatre autres les joignirentbientôt après.
Les Naturels du pays s’afïirent près de nos gens& parurent fort fatisfaits de les voir , mais ils ne femêlèrent poiut avec eux ; ils firent cependant quelqueséchanges, particulièrement contre nos étoffes, & peude tems après ils reprirent leurs occupations ordinai-res , comme fi aucun étranger n’avoit été parmi eux.Dans la matinée, plufieurs de leurs pirogues alloient àla pêche, & chacun , au moment du dîner, retournoitdans fon habitation , d’où il fortoit de nouveau aprèsun certain tems. Ces apparences favorables encoura-gèrent M. Banks & le Dodeur Solander à parcouriravec très-peu de précaution la baie , où ils trouvèrentplufieurs plantes, & tuèrent quelques oifeaux d’unebeauté fur prenante. Pendant leur excurfion , ils vifitè-rent plufieurs habitations des Naturels du pays, & ilsdécouvrirent quelque chofe de leur manière de vivre ;car ils montroient fans crainte ôc fans réferve tout ce