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mer eft greffe. Le côté du Nord eft le meilleur cn-Ann 17^9. ^ ro ic pour l’attaquer , & il eft toujours poftibie d’yOftobre. entrer l or fq U e cela eft impraticable pur les autrescôtés. La côte de la baie , un peu en dedans de fonentrée, eft une terre bafl’e & fablonneule ; la furfacedu pays à peu de diftance par derrière , eft agréa-blement coupée par des collines & des vallées cou-vertes par - tout de bois & de verdure. Ce cantonnous parut être bien peuplé, lurtout dans les valléesqui font au haut de la baie : la vue s’étendoit fort loin,jufquà des montagnes d’une hauteur prodigieufe ; &dans tout cet efpace , nous apperçûmes chaque jourune grande quantité de fumée s’élever en nuages.
J’appellai la pointe S. O. de la baie Cap du JeuneNick,à\i nom de Nicolas Gouny , Moufle, qui, lepremier , découvrit cette terre ; à midi elle nous ref-toit au N. O. | O. , à trois ou quatre lieues de diftan-ce , & nous étions à environ trois milles de la côte.La grande terre s’étendoit du N. E. -f N. au Sud ,& je réfolus de fuivre la direction de la côte au midi,jufqu’au 40 ou 4i d de latitude, & enfuite de retournerau Nord, fl je ne rencontrois rien qui m’encourageâtà avancer plus loin.
L’après-midi nous eûmes calme; les Indiens de lacôte s’en appercevant, ils mirent en mer plufieurs pi-rogues , qui vinrent à moins d’un quart de mille duvaiflèau ; mais nous ne pûmes pas les engager à s’ap-procher plus près , quoique Tupia employât toute laforce de fes poumons & toute fon éloquence à leurperfuader que nous ne leur ferions point de mal. Sur