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dans l’eau, & prièrent inftamment nos gens de les re-
Ann. 1769. p re ndre à bord, mais il y avoic des ordres politifs deO&obre. 1 , r
ne pas les recevoir.
N o tj s obfervions avec beaucoup d’attention ce quife palïoit fur le rivage, & nous vîmes bientôt un In-dien palier la riviere fur une autre radeau, & prendrenos trois prifonniers pour les mener à un endroit oùquarante à cinquante des habitans étoient ralîemblés ;ceux-ci entourèrent les trois jeunes gens & relièrentdans la même place jufqu’au couché du foleil Enfin ,quand nous les vîmes en mouvement, nous difîinguâ-mes nettement nos trois prifonniers qui fe féparèrentdes autres, vinrent fur le rivage, & après avoir agitéleurs mains trois fois du côté du vailîèau , coururentavec vitelfe rejoindre leurs compagnons. Ils marchè-rent tous vers le canton que les jeunes Indiens nousavoient montré comme étant la réfidence de leurs en-nemis ; mais nous eûmes lieu de croire qu’il ne leurarriveroit aucun mal, attendu que nous les vîmes par-tir avec les habits que nous leur avions donnés.
Lorsqu’il fut nuit, nous entendîmes , commede coutume , de grands cris fur le rivage au fond dela baie ; mais nous ne pûmes jamais deviner quel enétoit l’objet.