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44 Voyage
■* **' ” "*" grande hune à PO. jN. O. Nous y courûmes fur leAnn. 1769. champ ; vers le hoir on pouvoir reconnoître du tillac ,Qftobre. cette terre } qui paroiffoit confidérable. Ce jour-là lavariation, obfervée par azimuth & par amplitude , étoitde 15 d 4' ?E. L’obfervation du Soleil & de la Lunedonna pour la longitude du vaiffeau i8o d 5-5' O. Par leréfultat moyen de cette obfervation , & de celles qu’onfit par la fuite , il parut que l’eftime du vaiffeau avoitproduit une erreur de 3 d 1 G' de longitude, depuis ledépart d'Otahiti; car nous nous trouvâmes à cette dif-tance , à POueft, de la longitude que donnoit le lock.A minuit je mis en panne , & je fis fonder ; maisnous n’eûmes point de fond avec 170 braffes deliarae.
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Le 7, nous eûmes un calme, & nous ne pûmesapprocher de terre que lentement. L’après-midi il s’é-leva une petite brife lorfque nous en étions encore àfept ou huit lieues. Cette terre nous parut plus grandeà mefure que nous la vîmes plus diftinélement ; elleavoit quatre ou cinq lignes de colines, s’élevant l’uneau-deffus de l’autre, & par-deffus une chaîne de mon-tagnes qui nous parurent d’une énorme grandeur. Cette* découverte donna lieu à beaucoup de conjectures ;
mais l’opinion générale étoit que nous avions rrouvéce qu’on a appellé Terra Aujîrahs incognita. Vers lescinq heures, nous vîmes l’ouverture d’une baie quinous parut s’enfoncer affez loin dans l’intérieur ; nousy portâmes fur le champ. Nous apperçûmes aufîi dela fumée qui s’élevoit de différentes parties de la côte.La nuit étant venue, nous louvoyâmes jufqu’à la