Ann. 1769.Août.
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30 Voyage
quatorze brafles : il eft aifé de les reconnoître , aumoyen de trois petites Tfles couvertes de bois , qu’onvoit à leur entrée. Le plus méridional de ccs deuxhavres eft fitué en dedans & au Sud de la plus méri-dionale des Illes ; l’autre gît entre les deux petitesMes , qui font le plus avancées vers le Nord. On m’adit qu’il y avoit un plus grand nombre de havres àl’extrémité Sud de cette Me , mais je n’ai pas examinéfi le fait eft vrai.
L’Isle (fOtaha a deux très-bons havres, l’un furle côté de l’Eft & l’autre fur le côté de l’Oueft. Les Infu-laires appellent Ohamcnc le premier, dont nous avonsdéjà parlé ; ils donnent le nom â’Ohcrurua à l’autre ,qui gît vers le milieu du côté S. O. de l’Ifte : il eftallez large &c donne un bon mouillage, par vingt &yingt-cinq brafles ; on y a la facilité de fe procurer del’eau douce. La coupure du récif, formant un canalqui conduit dans ce havre , eft à-peu-près d’un quartde largeur ; elle eft efcarpée des deux côtés, ainfi quetoutes les autres ouvertures qu’on rencontre dans lesrochers qui bordent ces Mes ; en général il n’y a pasd’autres dangers à craindre que ceux qu’on apper-coit.
L’Isle de Bolabola gît au N. O. ~ O. d’O-taha , à quatre lieues ; elle eft environnée d’un récifde rochers & de plufteurs petites Mes : le toutenfemble forme une circonférence d’environ huitlieues. On m’aflîira que fur le côté S. O. de l’Me ,on trouve dans le récif un canal qui débouche dansun très-bon havre ; mais par les raifons que j’ai