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Voyage
— l lMlumMÆL - « terre, & fur l’extrémité de laquelle étoit afîife la fa-Ann. 1769. j-pJUe . ü s rencontrèrent dans la première maifon qu’ilsvifitèrent des petites filles & des jeunes garçons ha-billés avec la plus grande propreté, 6c qui refloientà leur place, en attendant que nos étrangers s’ap-prochaflent d’eux < 5 c leur donnaient quelque chofe.MM. Banks «Sc Solander eurent bien du plaifir à leurfaire des préfens , car ils n’avoient jamais vu des en-fans plus jolis 6c mieux vêtus. L’un d’eux étoit unepetite fille d’environ fix ans ; elle avoir une efpèce derobe rouge, « 5 c autour de fa tête une grande quantitéde cheveux treflTés, ornement qu’ils appellent Tamou ,6c qu’ils eftiment plus que tout le refte de ce qu’ilspoffedent : elle étoit afîife au bout d’une natte detrente pieds de long fur laquelle aucun des fpeélateurs,malgré la grande foule , n’ofoit mettre le pied , elles’appuyoit fur le bras d’une femme d’environ trente'ans, d’une figure agréable, 6c qui étoit probablementfa nourrice : nos Meilleurs allèrent à elle ; dès qu’ilsen furent près , ils lui offrirent quelques verroteries ,6c elle tendit la main pour les recevoir , avec autantde grâce qu’auroit pu le faire la femme la mieuxélevée d’Europe.
Les Infulaires furent fi charmés des préfens qu’onavoit faits à ces petites filles , qu’ils fembloient uni-quement occupés à obliger de quelque manière MM.Banks 6c Solander , lorfqu’ils s’en revinrent. En paf-fant dans une maifon , le Maître à qui elle appar-tenoit, voulut leur donner le divertilfement d’une danfedifférente de toutes celles que nous avions vues ailleurs.