iü.lUuwi —mmam
Ann. 1769.Juillet.Mnurua.
Août,
18 Voyage
Bolaboîa au N. - E. à trois ou quatre lieues. Tupianous apprit que cette Ifie s’appelle Maurua , qu’elleeft petite, environnée par-tout d’un récif; qu’il n’y aaucun havre qui puifle fervir de mouillage; qu’elle eftinhabitée, & que lés productions font les mêmes quecelles des Iftes voifines. On peut appercevoir à dix:lieues de diftance une montagne haute & ronde quis’élève au milieu de Maurua.
Tandis que nous étions à la hauteur de Bolaboîa ,nous vîmes peu d’indiens fur la côte , & Tupia nousdit que la plupart des habitans étoient allés à Ulietca.Nous nous trouvâmes dans l’après-midi , le long del’extrémité méridionale d’Ulietea & au vent de quel-ques havres, litués fur la côte occidentale de cetteIfle. Quoique nous fuflions déjà allés à terre fur l’autrecôté de l’Ille , je voulus mettre à l’ancre dans un deces havres , afin d’étancher une voie d’eau que nousavions dans la fainte-barbe , & donner plus de left ànotre vaiffeau qui étoit trop léger pour porter des voi-les fur le vent. Comme le vent nous étoit directementcontraire , nous fûmes contraints de bouliner ; &fur les trois heures de l’après-midi, du premier Août,nous jettâmes l’ancre par 14 brafl'es , à l’entrée ducanal qui conduit dans le havre; mais une marée très-forte nous empêcha de réparer le bâtiment. J’ordonnaiqu’on portât en avant l’ancre de toue , afin de nousfaire remorquer dans le havre; mais, malgré tous nosefforts, nous ne pûmes pas détacher l’ancre d’affour-che. Nous fûmes donc obligés de refter dans cet étattoute la nuit , & le lendemain , 2 , au retour de la