Ann. 1769.Juillet.
du Capitaine Cook. 9
nouvelles plantes ; mais il obferva quelques infe&es ôcune efpèce de fcorpion qu’il n’avoic pas encore vus.
Ces Infuîaires femblent être plus vigoureux, &d’une ftature plus grande que ceux à'Otahiti : M. Banksen mefura un qui avoit fix pieds trois pouces ôc demide hauteur ; cependant ils font fi parefleux qu’il ne putpas les engager à monter avec lui fur les collines ; ilsdifoient que la fatigue les tueroit s’ils entreprenoientcette courfe. Les femmes font très-jolies, ôc en géné-ral nous les trouvâmes plus belles que celles à'Ota-hitï , quoique nous n’en ayons vu aucune en particulierqui égalât en beauté quelques Otahitiennes. Les deuxfexes font moins timides ôc moins curieux que les In-diens de l’Hle que nous venions de quitter. Nous avonsdéjà dit que lorfqu’ils vinrent à bord du VaifTeau , ilsne firent ni queftions ni recherches ; ôc quand noustirions nos armes à feu ils étoient effrayés , il efl: vrai,mais ils ne tomboient pas par terre de crainte, com-me firent tous les Otahitiens, lorfque nous allâmespour la première fois parmi eux avec des fufils. Onpourroit facilement donner d’autres raifons de cettedifférence ; le peuple d ’Huahdne n’avoit pas vu leDauphin comme celui d 'Otahiti ,* l’explofion d’un ca-non ou d’un fufil excitoit dans le fécond l’idée d’unedeftruétion fubite , ôc l’autre qui n’en avoit jamaiséprouvé les effets, ne regardoit ces inftrumens commeterribles que par le fon qu’ils produifoient.
Pendant que nous étions à terre, nous trouvâmesque Tupia avoit donné aces Infuîaires un éloge qu’ilsne méritent pas, en difant qu’ils n’étoient point vo-Toim III. B