du Capitaine Cook. y
vis-à-vis lui, proféroit de tems en rems quelques motsqui fembloient être des formules de réponfe. Notre A j N ‘J 769 *Orateur , pendant le cours de cette harangue , offriten préfent à leur Eatua ou Dieu , deux mouchoirs ,une cravate de foie noire, quelques verroteries, deuxpetites touffes de plumes & des fruits de plane ; il re-çut en retour, pour notre Eatua , un cochon , quel-ques jeunes plantes & deux petites touffes de plumes ,qu’il fit porter à bord du vaiffeau. Après ces cérémo-nies, que nous regardâmes comme la ratification d’untraité entre ces Infulaires & nous, on permit a chacund’aller où il lui plairoit ; & Tupia courut fur le champdépofer fes offrandes dans l’un des Morais.
Le lendemain au matin, 17, nous allâmes k terreune fécondé fois ; nous vifitâmes les collines , où lesproduirions font exactement les memes que cellesd’Otahiti , excepté feulement que les roches & l’ar-gille paroiffent y être brûlés. Les habitations fontpropres , & les hangars , où ils retirent leurs piro-gues , d’une grandeur remarquable. Nous en mefu-râmes un quiavoit cinquante pas de long, dix de large& vingt-quatre pieds de hauteur; le tout formoit unevoûte aiguë par le faîte , comme celle de nos an-ciennes cathédrales, foutenue d’un côté par vingt-fix ,
& de l’autre par trente piliers ou poteaux d’environdeux pieds de haut & d’un pied d’épaiffeur. Sur laplupart de ces poteaux on avoit fculpté groffiérementdes têtes d’hommes St plufieurs figures d’imagination,affez reffemblantes k celles que nous voyons quelque-fois imprimées avec des planches de bois au commen-
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