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Opéra.
5i
SCENE III.
O S S I A N , seul.
Hydala !... Quel espoir veut-il que je partage ?
Je n’en ai plus ; bientôt l’on m’entraîne à la mort.
Eh bien ! l’approche de mon sortM’a déjà rendu le courage.
Vous vous ouvrez pour moi séjour heureux et pur,Plaines de l’air, brillant palais d’azur ,
Où le guerrier retrouve et ses goûts et ses armes,
Le Barde sa couronne , et la beauté ses charmes.
Divins aïeux, héros chers et sacrés,
Ah ! recevez le fils qui vous a célébrés.
11 semble que près d’eux ait monté ma prière.
Un doux charme succède au tourment de mon cœur,Et le sommeil enfin vient fermer ma paupière.
Seul bien des malheureux, je cède à ta douceur.
( Il s'endort sur la pierre. )
Pendant le sommeil d’Ossian , les objets qu’ilvient de décrire, et qu’il a souvent chantés, viennentse retracer à son esprit. Le palais aérien s’ouvre, etlaisse voir d’abord les héros et les Bardes inférieurs.
Ils ont encore le même costume qu’ils avaientpendant leur vie. Sur leur tête est la couronnede Vimmortalité. Au son de leurs harpes divines ,se mêlent les voix des jeunes filles des héros.
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