ABREGE’ DE UHISTOI RE
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EVE N EME N S REMARQUABLES.
de l’Empereur. Les Suiifes déclarèrent la guerre au Cantonde Zurich. Diète infruétueulè de Nuremberg, pour termi-ner le fchifmç. L’Empereur vient à Bâle , & entreprend enyainja réunion des deux Conciles.
1444 -
Les Zurichois alïiégés par les Suiffes, demandent du fê-cours à l’Empereur, & celui-ci à l’Empire. A (on refus,Prédériç III. traite avec le Roi de France Charles VII. pourun lècours de 5000 hommes qui marcheraient contre lesSuides, & aulquels on accorderait des quartiers d’hyver enAUàce. Le Dauphin Louis XI. y conduit une armée de 40000François & de 8000 Anglois, devenus à charge aux deuxnations par la trêve qui venoit d’être conclue entre CharlesVII. & Henri VI. Le Dauphin Louis qui la commandoit,s’avança jufqu’à Bâle, loit dans le dellein de s’emparer decette ville, foit pour pénétrer en Suiffc, (bit enfin pour dil-perlèr les Peres du Concile de Bâle à la prière 'du Pape Eu-gène IV. qui avoit promis de ratifier la Pragmatique Sanc-tion. Bataille de S. Jacob près de Bâle, où l’armée des'Suiffesforte d’environ 1800 hommes, elt taillée en pièces. Cet échecleur ayant fait lever le liège de Zurich , les François ren-trent en Allàce, occupent cette Province, & s’emparent deMetz & de Toul. Diète de Nuremberg : 5 on y déclare laguerre à la France ; mais le mauvais état des troupes faitreprendre la voie de la négociation. Pour cet effet on tintun congrès à Trêves : les François promirent d’évacuerl’Alface, Metz & Toul, & les Allemands s’engagèrent à ne'leur demander aucun dommage.
Ladillas, Roi de Pologne" & de Hongrie, force Amu-rath II. à faire une trêve pour dix ans ; il la rompt peuaprès de l’avis du Cardinal Julien, Légat du Pape , qui l’ab-Ibut même du lèrment fait à Amurath II. Celui-ci étoit oc-cupé alors à réduire fes Etats d’Alie, qui s’étoient révoltés,tadillas profit^ de Ion ablènce pour enyahir la Bulgarie.