D’ALLEMAGNE.
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teurs fe féparercnt des autres Etats , & formèrent un Collègeparticulier auquel étoient réfèrvés l’éleétion de l’Empereur Scde connoître de toutes les affaires. Son contentementnécefîaire pour tout ce qui regardoit la tranflation desgrands fiefs, & il exclut celui des Etats de la collation desEleélorats. D’un a titre côté, le College des Princes fut con-r. i '---Hcnt augmenté par la création de plufieurs Ducs &aouveaux , & les Princes eux-mêmes devinrent plusen s’affujétiffant quantité dd Villes impériales & demmédiats de l’Empire. Enfin les Villes formèrentune nouvelle claffe d’Etats inconnue lufqu’alors, mais quiprit peu à peu de grands accroiffemcns, jufqu’à ce que lapaix de Weftphalie lui affura pour toujours une voix déli-bérative & décifive , femblable à celle des Electeurs & desPrinces.
Il ne faut pas oublier la Nobleffe immédiate de l’Allemagne >dans la Sooabe, dans la Franconie, & fur le Rhin. les liguesque les nobles de ces Provinces conclurent entr’eux les ayantmaintenus dans l’état de liberté où la deftruétion des Duchésde Franconie & de Souabe les avoir placés, ils compofc-rent un Corps particulier indépendant des Princes & del’Em*
que noble exerce dans les terres à peu près les memes droits
«jM*® pereur, & fournis immédiatement à l’Empire. Ils n’ont ja-(LB®^ mais obtenu aucune part au gouvernement, ni de voix à laDiète ; mais d’un autre côté ils font demeurés libres & exemts^tïiai 5 des taxes que les autres Etats font obligés de payer, & cha-
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de fouveraineté dont l’EIcétcur le plus puilfant peut jouira&à$£ dans fon Elcélorat.