DML L E MAGNE.
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INTERREGNE de deux ans.
devint allez puitfante poiïr faire trembler plufieurs fois laSuède & le Datiemarck; mais la découverte des Indes, lajaloufie des Princes, & lùr-tout l’ambition de Charles V. quivouloir élever fur la ruine de cette ligue le commerce de lesl'Iamans, la firent décheoir peu à pe'u de (à grandeur, & lal éduifirent aux villes de Hambourg , de I.ubcck & de Brémen,qui coiilèrvent encore l’ombre de la ligue Anlêatique, Scà l’abri de ce grand nom, font des traités avec les Souve-rains de l’Europe. Au relte le mot ’Hanfa lignifie en ancienlangage une communauté ou ligues ainfi, ville Hanféati-que veut dire une viHe de confédfration. Les Conlùls pré-paies pour juger les différends qui lurvenoient entre les né-gociais, étoient appelles Hanfcrafm. La ligue avoit lès prin-cipaux conrptoirs à Londres, à Bergen en Norwtge , à No-vagrod, & à Bruges.
ÏII. La fondation du CoÜe'fe Elefloral, & l’exclufion queles Grands Officiers donnèrent aux autres Princes de l'Em-pire des allèmb'ées tenues pour l’éieéfon d’un Empereur,font ce qu’il y a de plus remarquable dans la période pré-fente.
; Dès le.tems des Empereurs Francomens ,les Ducs de l’Al-lemagne , qui exerçoient alors les grandes Charges de la.Couronne , jouilloient avec les trois Primats de Mayence,de Cologne & de Trêves, du droit nommé jus prœtaxatidi jen vertu de ce droit ils donnoient leurs fuffrages, & conve-naient de la perfbnne du futur Empereur avant de conférerfur ce point avec les autres Etats , qui néanmoins jouiffoienttous d’une voix délibérative & décilive dans l’Alfembiée ge-nerale C’elt ainfi que les Evêques & les Princes fèculiers-concoururent à l’éleétion de Philippe & d’Otton IV. Ontrouve même un Comte de Werd en AUàce parmi les Princesqui .élurent ce dernier. L’élection de Guillaume fè fit encorefuivant l’ancien ùfage; mais dans celle de Richard on n’yremarque que trois Archevêques, ceux de May.nce & deCologne, Archichanceliers d’Allemagne & d'Italie j & celuide Trêves, comme le plus ancien Métropolitain d’Allemagne