fos O Z A.
heur de (a vie. La guerre, qui s’alluma aitili-tôt après pour lafuccefîîon d’Efpagne, lui enleva tous fes Ecoliers, & le réduifiten tin état fort trifte. Ce fut en ce tems-là qu’il fut reçu à l’A-cademie des Sciences en.qualité d’Eléve, qualité qu’on vouloitrelever par un homme de fon âge & de fon mérite. Sans tom-ber malade il eut un tel preflentiment de fa mort, qu’il refufade prendre pour Difciples quelques Seigneurs Etrangers, fousprétexte qu’il alloit mourir: il fut en effet peu de teins après ,c’eff à dire, le troifiéme avril 1717, attaqué d’une apoplexie,dont il mourut en moins de deux heures ; il étoit alors âgé de77 ans. il favoit trop d’Aftronomie pour donner dans l’Aftro-logie judiciaire, & il refufoit courageufement tout ce qu’on luioffroit, pour l’engager a tirer des horofeopes. Une fois feule-ment il fe rendit aux inftances d'un Comte de l’Empire, qu’ilavoit bien averti de ne le pas croire. Il dreffa par l’Aftronomiele thème de fa nativité, & enfuite, fans employer les régies del’Aftrologie, il lui prédit tous les bonheurs qui lui vinrent dansl’efprit. Ce Comte lit faire en même tems l'on horofeope, parun Médecin très-entêté de cet Art, qui s’y croyoit fort habile ,& qui ne manqua pas d’en fuivre exaftement, & avec fqrupuletoutes les régies. Vint ans après, le Seigneur Allemand apprit àOzanarn, que toutes fes prédirions étoient arrivées, & qu’au-cune de celles du Médecin n’avoit eu fon effet. Cette nouvellelui lit un plaifir tout différent de celui qu’on vouloit lui faire.On vouloit le complimenter fur fon habileté dans l’Aftrologie,& on le contirmoit, dans la perfuafion où il étoit de la fauffetéde cette Science prétendue. Il étoit d’un efprit doux, d’une hu-meur gaye, même dans les tems où il fe trouvoit le plus à l’é-troit; d’un cœur & d’une générofité digne de l’éducation qu’il-avoit reçue. Son extérieur étoit (impie, fes manières nobles,& fa conduite fans reproche. Sa dévotion n’étoit pas feulementfolide, elle étoit tendre, & ne dédaignoit pas certaines petiteschofes qui font moins àl’ufage des hommes que des femmes, &moins encore à l’ufage des Mathématiciens. Il ne fe permettoitpoint d’en favoir plus que le (impie peuple, en matière de Reli-gion. Il difoit en propres termes, qu'il appartenait aux Docteursde Sorbonne de difputer , au Pape de prononcer , çff au Mathématiciend'aller en Paradis en ligne perpendiculaire. 11 favoit en Mathémati-que tout ce qu’un homme, qui n’invente point, peut favoir.Tous fes Ouvrages ne roulent que fur l’ancienne Géométrie, lanouvelle n’y paroît point, étant beaucoup plus jeune que lui.En voici la lifte: La Géométrie pratique, contenant la Trigonométriethéorique, y pratique, la Longimétrie, la Planimétrie & la Stéréo-métrie; Tables des Jinus, des tangentes çff fêcantes, y des Loga-rithmes des finus y des tangentes, y des nombres depuis l'unité juf-qu'à dix-mille , avec un Traité de Trigonométrie par de nouvelles Dé-tnonjlrations , y des pratiques très-faciles ; Traité des lignes du pre-mier genre, de la conJlruSion des équations, y des lieux Géométri-ques , expliqué par une méthode nouvelle y facile ; L’ufage du Compasde proportion, expliqué y démontré d'une manière courte y facile ,y augmenté d’un Traité de la divijion des champs ; Ufage de l’injlru-ment univerfel, pour réfoudre promptement y très-exactement tous lesProblèmes de la Géométrie pratique, fans aucun calcul ; DictionnaireMathématique, ou idée générale des Mathématiques ; Méthode géné-rale pour tracer des cadrans fur toutes fortes de plans ; Cours de Ma-thématiques qui comprend toutes les parties de cette Science les plusutiles y les plus nécejfaires ; Récréations Mathématiques y Pbyft-ques , qui contiennent plufieurs Problèmes utiles y agréables d'Arith-métique , de Géométrie, d’Optique, de Gnomonique, de Cofmograpbie,de Méchanique, de Pyrotechnie , y de Pbyfique, avec un Traité desHorloges Elémentaires; Nouvelle Trigonométrie, où l’on trouve la ma-nière de calculer toutes fortes de triangles rectilignes, fans les Tablesdes Jinus, y aufft par les Tables des Jinus, avec une application delàTrigonométrie à la mefure des lignes droites acceffiblcs y inacceffiblesfur la terre; Méthode facile pour arpenter ou mefurer toutes fortes defuperficies, y pour toifer exactement la maçonnerie, les vuidangesdes terres, tÿ tous les autres corps, avec le tofer du bois de charpen-te, & un Traité de la féparation des terres; Nouveaux ElémenscT Al-gibrt, ou principes généraux pour refoudre toutes fortes de Problèmes 1
OZE. OZl. OZM. &c.
de Mathématiques. M. de Leibnitz parle ainfi de cet Ouvragedans le Journal des Savans de 1703 , L’Algèbre de M. Ozanam meparoît bien meilleure que la plupart de celles qu’on a vues depuis quel-que tems, qui ne font que copier Defcartes y fes Commentateurs. Jefuis bien alfe qu’il faJJ'e revivre une partie des Préceptes de Piété quiméritaient de ri être point oubliez. Les autres Ouvrages de M. O-zanain font, les Elémens d’Euelide par le Père de Châles, Géomé-trie pratique du Sieur Boulanger, augmentée de plufieurs Notes,& d’un Traité d’Arithmétique ; Traité de la Sphère du monde palBoulanger, revu, corrigé & augmenté par M. Ozanam; Traitéde la Fortification ; La PerfpeÜive Théorique y Pratique ; La Géo-graphie y Cofmograpbie, qui traite de la Sphère, des corps célç-ftes, des différens Syftémes du monde, du Globe & de fes ufa-ges. Dans les Journaux des Savans, de Paris, il a donné la Dc-monflration de ce Ibéoreme, que la Jomme ou la différence de deuxquarrez-quarrez, ne peut-être un quarré-quarré ; Réponfe à un Pro-blème propofé par M. Comiers ; Demonftration d’un Problème touchantles ' Racines fauffes imaginaires ; Méthode pour trouver en nombres laracine quarree y la racine fuperfolide d’un binôme, quand il y en a une.
* Hijhire de l’Académie des Sciences, 1717. EuropeJavante, tome2. p. 275. Le Père Niceron, Mémoires pourfervir à l’Hifioire desHommes Illujlres , tome 6 . p. 45 y fuiv.
O Z E' C A 11 U S : les Latins appellent ainfi Zézaro ou Zézé-ro, rivière de Portugal. Voyez Z E'Z A R O.
O Z E M , Cap du Royaume de Maroc, dans la province deHéa. Il eft plus feptentrional que Téfethne, & peu éloigné deMogaror. * De la Croix. M. Delifle dans fa Carte de la Barba-rie , yc. nomme ces deux lieux Trefana & Mogodor.
OZE'MAN, petite ville d’Afie fous la domination du Turc.Elle eft aflife au pié d’un coteau, fur lequel il y a un fort châ-teau , & au bas deux Caravanféras des plus commodes. La ri-vière de Glufclarmac, qui eft large & profonde , pâlie le long dela ville du côté du midi, & on la traverfe fur un très-beau pont,compofé de quinze grandes arches toutes de pierres de taille.C’eft un ouvrage qui fait admirer la hardieffe de l’Entrepreneur.A quelque diftance da ce pont, il y a fix moulins à blé joints en-femble, comme s’ils ne faifoient qu’pn feul moulin, & l’on s'yrend par un petit pont de bois. * Tavernier, Voyage de PerJ'e ,tome 1. /. 1. cb. 2.
OZENSARA ou UZEN-SCEERA, ville de Pale-ftine dans la Tribu d’Ephraïm, bâtie par Sara ouSceëra, filled’Ephraïm. * 1 . Cbron. ou Paralip. cb. 7. v. 24.
O Z I, fils de Bocci, cinquième fouverain Sacrificateur desJuifs, depuis Aaron, qui eut Héli pour fucceffeur, & lequel futle premier de la race d’Ithamar qui entra dans la poffeifion decette dignité. C’eft ce qu’affure Joféphe , qui dit que cettecharge avoit toûjours demeuré & paffé de père en fils dans la fa-mille d’Eléazar, qui l’avoit laiffée à Phinées, & Phinées à A-biézer, & Abiézer à Bocci, & Bocci à Ozl, â qui Héli fuccéda.
* Joféphe, Antiq. Judaïq. I. 5. cb. 12: y/. 8. cb. 1. Elle demeuradans cette famille jufqu’au régne de Salomon, qu’elle retournadans celle d’Eléazar.
O Z I A S, fils de Micba, de la Tribu de Siméon, étoit undes premiers Gouverneurs de Béthulie, lorsqu’Holoferne l’aflié-gea. Il reçut dans fa maifon Achior, Chef des Ammonites, &défendit la ville avec courage; mais nes'étantpas voulu rendre,comme le peuple le fouhaitoit, il faillit à être lapidé par cesMutins. * Judith, cb. 6 .v. 11. yc.
O Z I A S, Roi de Juda. Voyez A Z A RI A S.
O Z M E N, vint-troifiéme Calife ou fucceffeur de Mahomet.Cet article n’eft appuyé fur aucune autorité digne de foi. LeCalife qui monta fur le thrône l’an 866, s’appelloit Moutaz, &étoit frère d ’Al-MouJlanfer. * Voyez la fuite Chronologique desCalifes, & ne lifez qu’avec précaution fur cet article, Marmol,de l’Afrique , l. 2.
O Z U N ASEMBEC. Cherchez U S U M-C A S S A N.O Z U R G H E' T I. Voyez O S Z U R G H E T I.OZWIECZIN, ville de la Haute Pologne. Voyez O S-W 1 ECZIN.