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6 (1740) Lettres M - O
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O V I. OUL.

fiénéque; Qüse/î. Nat. I. 3. c. 27. & Marc-Sénéqite, Controv. 10.Velleius Patcrculus, l. 2. Eufébe & faint Jérôme, inChron. Ju-les Célar Scaliger, Hypercrit. Muret. Camerarius. Regius. Paf-ferat. Volfius. De Marolies , en fa Fie. Roffeau, Sentiment furquelques livres qu'il a lus. Rapin, Réflexions fur la Poétique. Baillet,Jugement des Savans, &c. tome 3. partie 2. p. 240- n. 1 153. édit.u’Amtterdam, 1725. Bayle, Diüion. Critique.

OVIE'DO, üvetum, ville d’Efpagne dans le Royaume deIléon j eit capitale de ce pais, qu’on appelle les Afturiesd'Oviédo.Elle eil fituée entre les montagnes au bord des deux rivières d’O-ye & de Déva, avec üniverfité, & avec un Evêché qui a été autrefoisfuffragant de Compoftelle, &quiaété érigé en Métropole dans unConcile, dont nous parlerons : ce qui a fait dire à quelques Au-teurs , qu’il dépendoit immédiatement du faint-Siége. L’églifemétropolitaine de San-Salvador, eit un lieu de grande dévotion,

& elt environné de belles maifons, bâties fur des portiques. Laplace du marché, qui eit la plus importante , elt le centre detoutes les rues de la ville qui y aboutiffent. Les Collèges del’Univerfité n’ont rien de confidérable que leur antiquité. Aureite, Oviédo a donné fon nom à un Royaume, qui y fut rétablipar les Chrétiens chaffez par les Maures. Pélage en fut le pre-mier Roi, environ l’an 717, & fes fucceffeurs en portèrent lenom jufqu’en 913, qu’Ordugno II prit celui de Roi de Léon. *Mariana, Hift. d'Efpagne.

CONCILE JOFIE'DO.

it avoit été commencé du tems du Pape Jean VIII, vers l’an878 ; mais les guerres furent caufe qu’on en différa la célébrationjufqu’en 901. Dix-huit Evêques qui y étoient aifemblez, y fi-rent des Ordonnances falutaires pour le bien de l’églife, & pourla police du Royaume, qui en avoit alors grand befoin. On é-rigea par autorité du Pape Jean VIII, l’églife d’Oviédo en Mé-tropole à la prière d’Alfonfe le Grand; & Ermenegilde en fut lepremier Archevêque. * Confultez Baronius, fous l’année 901,& les Aétes de ce Concile, rapportez par Sampirus, & par Arn-broife Moralès, On le trouve aufïï dans le neuvième tome des Con-tiles. . ■

O VI E'D O (André) Jéfuite, natifd’Illefcas, qui eil un vil-lage entre Madrid & Tolède, fut reçu fort jeune par faint Ignacedans fa Compagnie, & fut envoyé à Paris pour y étudier l’an 1543.Peu après il alla pour le même fujet à Louvain, puis à Coïmbreen Portugal, l’an 1543. Après qu’il eut fait un progrès confidé-dérable dans les Sciences & dans la piété, faint Ignace le nomma,i’ân 1549, pour être Recteur du Collège de Gandie; & deux ansaprès il l’envoya exercer le même emploi dans celui de Naples.Ce fut prefque dans le même tems que Jean III, Roi de Portugal,demanda au Pape Jules III, des Millionnaires, pour envoyer enEthiopie. Saint Ignace en ayant donné trois de fa Compagnie ,le Père Oviédo, qui étoit de ce nombre, fut nommé Evêqued’Héliopolis, & partit de Naples, l’an 1554- H paffa dans l’E-thiopie , dont il fut aufïï Patriarche, après la mort du Père JeanNonio Barret, l’un de fes Compagnons. Ce bon Religieux rem-plit tous les devoirs d’un parfait Mifïïonnaire, & mourut au moisde feptembre 1557. Le Père Oviédo traduifit divers Traitez enEthiopien, & en fit un Latin intitulé, De Romance Ecclefiie Prima-nt , deque enoribus Abafftnorum. * Codinho, de Reb. Abaffln. I. 3.Alegambe, Bibliotb. Script . Societ. JeJu. Nicolas Antonio, Bibliotb.Script. Hifpan.

O V I E'D O (Gonzalès Fernand) Intendant ou Infpefteur gé-néral du commerce dans le Nouveau Monde fous le régne deCharles-Quint Empereur & Roi d’Efpagne, après avoir féjournélong-tems en ce païs-là, & fait divers voyages des Indes à la Cour,compofa l'Hifloire générale des Indes en trois parties contenant cin-quante livres. La première fut imprimée en 1547 , & contientdix-neuf livres, outre huit qui contiennent les infortunes & lesnaufrages. La fécondé renferme la découverte du Mexique &de la Nouvelle Efpagne. Et la troifiéme comprend la conquêtedu Pérou. Jean-Baptifle Ramufio traduifit en Italien la premièrepartie, & l’inféra dans fon troifiéme Volume des Navigations. *Ilifl. Univerfelle des Forages par mer fÿ par terre.

O U K H A M, bourg avec un château. C’eft le lieu princi-pal du petit Comté de Rutland, en Angleterre. Il efl fur la ri-vière de Guash ou Wafch, entre Leiceller & Péterborough, en-viron à cinq lieues de chacune de ces villes. * Maty, Diüion.Géogr.

OUL. O UN. OVO. OUR. OUS. OUT.

O U L N E Y, ville d’Angleterre dans la contrée du Comté deBukingham, qu’on nomme Newport, fur le bord occiden-tal de la rivière d’Oufe. * Diüion. Anglais.

OULO, ULA, ILLA, petite ville ou bourg de la Suè-de. Ce lieu bâti de nouveau , & fortifié, efl fitué dans la Ca-janie ou Bothnie orientale, à l’emboûchure de la rivière d’Ula,dans le Golfe de Bothnie. * Maty, Diü. Géogr.

O U L T R E M A N (Antoine d’) né à Valenciennes , &Prieur de Saint-Jean dans cette ville, a écrit de l’origine & dela fondation de cette Abbaïe, & l’Hifloire de tous fes Abbez,laquelle n’a pas été imprimée. * Valére André, Bibliotb. Belgi-ca, p. 71. .

OULTREMAN (Henri d’) naquit à Valenciennes le 22août de l’an 1546. 11 fit fes premières études dans la ville de fanaiffance, & fut en 1562 envoyé à Louvain , où il étudia pen-dant quelque tems la Philofophie & la Jurifprudence ; mais pré-férant la vie tranquille à la vie agitée du Barreau, il aima mieuxs’appliquer aux Belles Lettres, pour lefquelles il fe fentoituneforte inclination, & il y fit des progrès furprenans. Il fut fait,étant encore jeune, Membre du Confeil, & paffa dans la fuite

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par tous les emplois honorables; On a de lui, Triumpbus lÿSpé-Üacula SereniJJhnis Belgarum Principibus Alberto if Ifabellæ in civi*tate Falentiana édita ; Epicedium in obitum Emanuelis Lalani ; Gefla£? Elogia trium Principum, Alexandri Farnejii Parmce Ducis, Alber-ti Aujtriæ Arcbiducis, É? Caroli Croiaci Ducis Arefcotani, en rnanu-ferit; & plufieurs pièces de Poëfie en Latin & en François; Hi-floire de la ville £? du Comté de Falenciennes. 11 mourut le 27 oétobrede l’an 1C00, dans la <59 année de fon âge; 11 fut enterré dansl’églife de S. Jean, où on lui dreffa un magnifique tombeau demarbre. * Valére André , Bibliotb. Belgica , p. 364 365.

* OULTREMAN (Philipped’) fils du précédent, delàCompagnie de Jefus, a profeffé pendant 23 ans la Rhétorique a-vec applaudiffement. On a de lui, Férus Chriftianus Catbolicus ;Pcedagogus Chriftianus, five Inftitutio Hominis Cbrifliani. Cet Ou-vrage efl divifé en quatre tomes. Le premier traite en Françoisde la fuite du péché & de l’exercice des bonnes œuvres, tra-duit en Latin parle Jéfuite Jaques Broquart: le fécond, les Re-mèdes pour tous les maux : le troifiéme contient ce qu’îl a é-crit fur les Evangiles des Dimanches ; & le quatrième, ce qu’il aécrit fur les Fêtes des Saints. * Valére André, Bibliotb. Belgica,p. 773-

OULTREM AN (Pierre d’) Jéfuite, a donné au publicl’Hifloire de Valenciennes compofée par Henri, & y ajoûté d»bonnes Obfervations. On a aufli de lui la Vie de Pierre l 'Hennir-te; la Conflantinople Belgique, Conflantinopolis Belgica, c’eft àdire, l’Hifloire de Baudouin & de Henri Empereurs de Conftan-tinople, publiée à Tournay en 1645, un Traité des dernièresCroifades; Tabula Fitarum Beatorum Illuflrium Firorum Soc.Jefu. Il mourut en 1656 ou 1657. * Le Long, Bibliotb. Hift.de France.

OULX. Foyez H O W R S.

O U N D L E, ville ou bourg d’Angleterre dans la contrée duComté de Northampton, qu’on appelle Polln-ock. Elle efl dansune fituation agréable fur le bord occidental de la rivière deNyne, fur laquelle il y a deux ponts. Elle a une belle églife,un Collège & un Hôpital. Mais elle efl principalement remar-quable par le bruit qui fort d’un puits, qu’on dit être un préfa-ge affuré ou de guerre ou de la mort de quelque Prince, un ena publié une Rélation en Anglois. Ce puits fournit d’eau à plu-fieurs familles, & elle efl bonne en tout tems, foit qu’il faffe dubruit, foit qu’il n’en faffe point. On a voulu chercher d’où ve-noit ce bruit, mais celui qui l’entreprit ne trouva rien, fi cen’eftqu’il entendit un bruit au fonds du puits. Ce bruit ne reffem-ble pas mal à celui d’un tambour, qui bat la marche ; mais finedure pas toûjours également. Quelquefois il ceffe bientôt, quel-quefois il dure une femaine & davantage. On ne l’entend pasaufïï toûjours à la même diflance. * Foyez la Rélation qu'on en apubliée.

OUNSBURY, montagne d’Angleterre dans le Comtéd’Yorck, efl d’une hauteur extraordinaire. La vue du fommetde cette montagne efl admirable. 11 fort une fource d’un grandrocher, qui efl tout au haut, &dont l’eau guérit le mal des yeux.* Camden, Britannia.

OVO (rifle d’) anciennement Epia, petite ifle du Golfe deColochine. Elle efl fur la côte méridionale de l’Ifle de Cérigo,& elle a pris fon nom moderne de fa figure, qui efl Ovale. * Ma.ty, Diü. Géogr.

OURAGAN, tempête horrible & très-violente, fe formepar la contrariété de plufieurs vents, qui fouillant tantôt d’uncôté, & tantôt d’un autre, élévent des Ilots prodigieux, lefquelsfe brifent les uns contre les autres. Ces ouragans n’arrivoientautrefois que de fept en fept ans ; mais ils font beaucoup plusfréquens préfentement, & fe font craindre au changement desfaifons, principalement aux Ifles Antilles dans l’Amérique. ; Quandl’ouragan doit venir, la mer d’ordinaire devient tout a coup aufïïunie qu’une glace, fans faire paroître le moindre foulé vementdes eaux fur la furface ; après quoi l’air s’obfcurcit, & s’étantrempli de toutes parts d’épais nuages, il s’enflamme & s’entr’ou-vre de tous côtez par d’effroyables éclairs, qui durent alfez long-tems. Enfuite on entend de fi terribles coups de tonnerre, quela terre tremble en plufieurs endroits. L’impétuofité avec la-quelle le vent foufïïe, déracine les plus grands arbres des forêts,abbat prefque toutes les maifons, ruine tout ce qui paroît fur 1*terre ; & fi les hommes qui fe trouvent dans les campagnes ne fetiennent fortement attachez à des fouches d’arbres, ils font enpéril d’être emportez par les vents. Ce qu’il y de plus dange-reux, c’efl qu’en vint-quatre heures , & fouvent en moins detems, l’ouragan qui commence à l’ouefl, parcourt tous les rumbsde vent, ne laiffant ni rade ni havre à l’abri de fa fureur de forteque tous les navires qui font pour lors à la côte, périffent mal-heureufement fans qu’aucun de ceux qui font dedans fe puiffefauver.

OURICHE'RO, ville fituée fur les confins de la Sufia-ne & de la Médie, au trentième dégré de l’Equateur. Elle eflbâtie en amphithéâtre fur le penchant d’une colline en manièrede fer de cheval. La rivière de Gamafai coule au pié de fes mu-railles. Son Gouverneur, qui a la qualité de Sultan, entretientmille Cavaliers pour la garde de toute la contrée. Aucun Chré-tien n’y habite, mais il y a beaucoup de Juifs. * Th. Corneil-le, Diü. Géogr.

OU RI Q U E, bourg du Portugal , dans l’Alentéjo, prèsdu Zadaon, à onze lieues de Sllves, du côté du nord. Alfonfe,Duc de Portugal défit en ce lieu cinq Rois Maures, l’an 1139,prit le titre de Roi de Portugal, & pour armes cinq têtes deMaures, que fes fucceffeurs portent encore dans leur écu. *Maty, Diü. Géogr.

OURS, ou SAINT-GAL: c’eit le nom d’un Ordre deChevaliers en Suiffe, que l’Empereur Frédéric II inftitua l’an1213, dans l’Abbaïe de Saint-Gai, & fous la protection de faintN Ur-