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en deux volumes, TrombaEvangelicaquadragefirnale, b Rome, 1653.Ses autrès Ouvrages qui étoient en allez grand nombre, fontgardez à Florence. * Echard , Script, ürd. Fratrum Præd. to-me 2. '
N U Z Z I (Ferdinand de) natif d’Orta, après avoir été Ar-chevêque de Nicée, & Sécretaire de la Congrégation des Evê-ques & des Réguliers, fut nommé Cardinal par le Pape Clé-ment XI le 16 décembre 1715 , puis Evêque d’Orviette en mars1716, où il mourut d’une attaque d’apoplexie le troifiéme mars1717-
N Y B. N Y C. N Y D. N ï E. N Y K. N Y L. N Y M.
N Y B O U R G, ville deDanemnrc. Voyez NEUBOURG.„N Y C O P I N G. Voyez N I C O P I N.
N Y C T E' E. Voyez N Y C T E U S.
NYC TE'LIES, Fêtes en l’honneur de Bacchus, furentainfi appellées, parce qu’on les célébroit de nuit; carvvS, enGrec, lignifie nuit ; & «A en , faire ou célébrer les myfléres. Ceuxqui faifoient cette Fête, couroient de nuit, avec des flambeaux& des brocs de vin , commettant une infinité d’infolences &d’impuretez. Les peuples s’aflembloient tous les trois ans pourcette infâme cérémonie, vers le commencement du printems.Les Romains, qui avoient emprunté ces Fêtes des Grecs, eneurent horreur enfuite, & défendirent de les célébrer, à caufedes defordres épouvantables que la licence du peuple y avoit in-troduits. * S. Àuguflin, de Civil. Dei, l. 18. c. 13. Dempfter,Pardip. in Rofini Antiq. l.2.c. 11.
N YCTÉUS, NYCTE'E, fils de Neptune & de Céléne,fille d’Atlas-. Il eut d’Amaltbée, Nymphe de Crète, deux filles,Antiope & NySiméne. Nyétiméne devint amoureufe de fon proprepère, &par le fecours d’une vieille Nourrice coucha avec lui. Lepère ayant fu la vérité, auroit tué fa fille, fi Minerve par pitié nel’eût changée en chouette. * Properce. Ovide.
N Y C T I M E'N E. Voyez l’article précédent.
* NYD, rivière d’Angleterre dans le Duché d’Yorck, couleà peu près du nord-ouefl au fud-elt, 61 fur la fin de fon cours,du fud au nord. Elle fe rend dans la Youre à trois lieues audellùs de la ville d’Yorck.
NYDAW, petite ville du Canton de Berne, fituée à l’ex-trémité du Lac de Bienne. Elle a un château qui fert de réfi-dence au Baillif. Cette ville & le pais circonvoifin portoit au-trefois le nom de Comté & eut fes propres Comtes. Louis,Comte de Nydaw, vécut en 1160; Hartman, Comte de Nidaw,fut Prévôt du Chapitre de Soleurre en 1300; Rodolphe, Comtede Nydaw, perdit la vie en 1339, à la bataille de Laupen con-tre les Bernois. Il laiflfa deux fils mineurs, Rodolphe & Jaques,qui dans la fuite fe raccommodèrent avec la ville de Berne en1343, par la médiation de Rodolphe d’Erlach. Jaques mourutfort jeune, & Rodolphe fut percé d’une flèche lorsqu’il vouloitregarder par la fenêtre du château de Buren, que les Anglois af-fiégeoient. Ceci arriva l’an 1374, & ce fut en la perfonne dece Rodolphe, que la tige des Comtes de Nidaw s’éteignit. Sesdeux fœurs furent fes héritières. L’une avoit époufé Hartman,Comte de Kybourg, & l’autre Sigiflnond, Comte de Thierltein.I.’Evêque de Bâle, s’étant emparé de la ville de Nydaw, on envint à une guerre entre lui & les héritiers de Rodolphe. LaCavalerie de l’Evêque fut défaite à Schwadernaw, & le neveu del’Evêque fut fait prifonnier. Cette perte obligea le Prélat à ren-dre Nydaw, à condition que fon neveu feroit mis en liberté.Peu de tems après, les Comtes de Kybourg & de Thierflein eurentbefoin d’argent, & engagèrent le Comté de Nydaw à l’ArchiducLéopold poûr 48000 florins. En 1388 , dans la guerre de Sem-pach ceux de Berne & de Soleurre marchèrent aufli devant Ny-daw, la prirent d’alfaut & en maflacrérent les Habitans dans lapremière chaleur. On trouva alors dans la prifon deux hommes,dont les habits étoient entièrement pourris. L’un d’eux étoitPEvêque de Lisbonne & l’autre un Abbé très-confidérable d’Al-garve. L’un & l’autre en retournant de Rome avoient été pris& pillez par les Soldats, & enfuite conduits au château de Nydaw,dans l’efpérance qu’on en tirerait une grade rançon. On lesmit aulîi-tôt en liberté, on les fournit d’habits & on les condui-fit à Berne, où on les traita d’une manière convenable à leurrang. On leur fournit aulfi l’argent néceflaire pour achever leurvoyage. Tous les frais qu’on avoit faits pour eux, montèrent à300 ducats. Etant heureufement arrivez en Portugal ils ne rem-bourférent pas feulement à Meilleurs de Berne, avec beaucoupde reconnoitTance, les 300 ducats qu’on avoit dépenfez poureux, mais de plus ils envoyèrent mille ducats pour les frais dela guerre. La ville & le Comté de Nydaw palTérent ainfi entreles mains des Bernois, à qui ceux de Soleurre les cédèrent en1393, avec cette réferve que les marchandifes de ceux de So-leurre y feraient franches de tout péage. En 1706, on y tint uneconférence entre l’Evêque de Bâle & le Canton de Berne, & letraité qu’on y fit eft appellé le traité de Nydaw. * Ægidii’l'fchudii Cbron. Manufcr. Stumpf, l. 8. p. 2 66. Stettler, partie 1.|>. 66. 85- 87. 96. Diâion. Allemand de Bile.
NYD ER (Jean) Allemand, de l’Ordre des Frères Prê-cheurs, Inquifiteur en Allemagne, fleurit dans l’Univerfité deVienne en Autriche, & fut un de fes Députez au Concile deBâle, qui le nomma pour al^er inviter les Bohémiens de venir auConcile. Il eft mort à Nuremberg après l’an 1440. Ilacom-pofé divers pétits Traitez de Morale & de piété, lavoir, la Con-jolation dune confcience timorée, imprimée à Paris en 1494, &àRome en 1604; le Fourmillier, ou le Dialogue d'exhortation à la VieChrétienne, par l'exemple de la Fourmi, imprimé à Paris en 1519,&àDouay, en 1602; un Traité des Préceptes du Décalogue, im-primé à Paris en 1507 & 151S. & â Douay en 1612; l 'Alphabetde l’Amour divin, qui fe trouve parmi les Oeuvres de Gerfon; la
NYD. NYE. N Y K. &c.
Manière de bien vivre, fous le nom de faint Bénard à fa fxtir im-primé à Paris l’an 1484. & à Rome en 1604; trois livres de laRéforme des Religieux, à Anvers en 1611; 1 raité des contratsdes Marchands, dans le Recueil des Traitez de Droit; des Ser-mons pour toute l’année; deux Lettres aux Bohémiens; de d’au-tres pièces dans les Aéles du Concile de Bâle. Ilyaplufieursautres Ouvrages manuferits de cet Auteur. * DuPin, Biblit-theque des Auteurs Eccléjiajliques du XVJiécle.
NYDOW. Voyez NYDAW.
NYE (Philippe) Nonconformifte Anglois, de Sufiex, na-quit vers l’an lÿÿô. Il étudia à Oxford, y prit le degré de Maî-tre ès Arts & fe voua enfuite â l’Eglife. Son mécontentementdu Gouvernement de l’Eglife Anglicane le fit paffer en Hollandeen 1633. A fon retour, le crédit du Comte de Mancheller lui litdonner la Cure de Kimbolton en Huntington. Fin 1643, il futaufli dans l’aflemblée de Weftminfter où il fe montra un desprincipaux défenfeurs des Indépendans. Il fit la même chofeenfuite dans l’aflemblée de la Savoye, qui fe tint par ordre d*Cromwel. Les Indépendans, ou comme ils aimoient mieux êtrenommez, les Chefs de l’Eglife congrègationale, y avoient drelTé unedéclaration de leur Foi & de leur gouvernement eccléiiaftique.Cette déclaration fut imprimée en 1659, & l’année fuivante J.Hoornbeeck la traduifit en Latin & la joignità fon Epîtrede Inde-pendentifmo. Nye poflfédoit encore quelques autres emplois, maisau rétabliflement de Charles II, il fut privé de tous & réduit à▼ivre en particulier. . 11 mourut au mois de feptembre X672. Ilavoit une grande pénétration d’efprit. Il a publié quantité d’E-crits en faveur des Nonconformiftes & des Presbytériens, ALetter to bis Bretbren in Scotland ; Exhortation to the taking of tbeCovenanf, The excellency of tbe Covenant; Difcours about toleration;Tbe Keys of tbe Kingdom of Heaven ; A. Sadler examined ; Beamsof former Ligbt ; Lawfulnefs of the Oatb of Supremacy ; Vmdicationof tbe Dijfenters; Lawfulnefs of bearing tbe public Minifters, (ÿc.* A. Wood. Calamy. Dia. Allemand de Bâle.
N Y E-C A R L E B Y, place du Royaume de Suède dans laBothnie orientale, en Latin Carlebia nova. Le Roi Guftave lafit bâtir près de Carleby, à l’emboûchure d’une petite riviér#dans le Golfe de Bothnie. * Th. Corneille, DiEt. Géogr.
N Y E K E R K. Voyez N I E U W K E R K.
NYENBURG. Voyez NI E N B O R G.
* N Y K K E L (Gofwin) naquit en 1584, d’une famille no-ble du païs de Juliers, & entra en 1604 dans la Société des Jé-fuites. 11 enfeigna la Philofophie à Cologne, & s’appliqua en-fuite à la prédication. Après avoir été quatre fois Refteur &deux fois Provincial, il parvint à la dignité de Général des Jé-fuites. 11 fut employé dans plufieurs affaires importantes parl’Eleéteur de Cologne & par le Duc deNeubourg. Il eut un libre
, accès auprès du Pape Alexandre VII, qu’il avoit connu particu-liérement dans le tems qu’il étoit Nonce â Cologne, & il obtintde lui le rétabliflement des Jéfuites dans Venife. Il mourut ea1664. * Gr. DiEt. Univ. Holl. Sotwel, Bibliotb. Societ. Jelu.
N Y K O N (S.) Voyez N I C O N.
N Y L A N D, province de la Finlande en Suède. Elle eftentre la Finlande propre, la Tavafthie, la Carélie, & le Golfede Finlande. Borg & Iielfingfort en font les lieux principaux.Sanfon y met aufli la petite ville de Rofeborg, mais quelquesGéographes afiùrent qu’elle eft dans la Finlande propre. * Mi-ty, DiEt. Géogr.
N Y L E N (Arnoul) né à Nimégue, & Religieux de l’Ordrede faint Dominique, étoit Prieur de la maifon de fon Ordre âGroningue, dès Fan 1584; & pendant la vacanœ du Siège, ilgouverna avec beaucoup de foin le diocéfe, dont il fut lui mêmenommé Evêque après Jean Bruches vers l’an 1590. On aflùreque pendant quatre ans, il eut beaucoup â fouffrir des Prote-ltans, qui le jettérent même quelquefois en prifon. Les defor-dres ne lui permirent pas de fe faire facrer. Après la prife de Gro-ningue par le Prince Maurice deNaflau, il fe retira à Bruxel-les, où il mourut le feptiéme mars 1603. On confervoit à Bru •xelles un Traité des Sacremens, & des Controverfes de lui;mais ces Ouvrages ont été brûlez au bombardement de cette vil-le. * Echard, de Script. Ord. FF. Preed. tome 2.
* NYMANNUS (Grégoire) de Wittenberg en HauteSaxe, fut en 1614 fait Maître en Philofophie dans l’Univerfitéde cette ville, & Doéleur en Médecine l’an 1618. La même an-née on lui donna une chaire de ProfefTeur en Anatomie & enBotanique. Il mourut à Wittenberg en 1638, n’ayant encoreque 43 ans. On a de lui un Traité Latii^fur l’Apoplexie; &une Differtation Latine fur la vie du fœtus. * Voyez le Supplémentde Paris 1736.
N Y M B U RG. Voyez N I M B U R G.
NYME'GEN. Voyez NI M E'G U E.
N Y M P H A S, Difciple de faint Paul, qui demeurait â Co-loffes, & que cet Apôtre falue dans fon Epltre aux Colojftens,cb. 4. v. 15.
N YMPHE'E, Nymphceus, jeune homme del’Ifle de Mé-los , dans la Mer Egée, conduifit une Colonie de MéliensWan*la Carie, province de l’Afie Mineure, & fe joignit aux Habi-tans de la ville de CryafTe. Ceux-ci voyant que le nombre deces Etrangers s’augmentoit confidérablement, & craignant qu’ilsne fe rendifTent feuls les maîtres de la ville, réfolurent d’aflalfi-ner les principaux dans un feftin. Nymphée averti de cette con-fpirationpar Caphéna, Carienne, qui étoit fa maîtreffe, refufade s’y rendre, fi les femmes n’étoient de la partie. Les Cariensen furent d’accord; & alors Nymphée ordonna à fes compatrio-tes de fe rendre au feftin fans armes, & à leurs femmes de ca-cher un poignard dans leur fein, & de fe mettre à table, chacu-ne à côté de fon mari. Vers le milieu du repas, les Méliens,lorsque les ennemis eurent donné le fignal contre eux, tirèrentles poignards du feia de leurs femmes, & fe jettérent fur ces
traî-