NUM. NUN.
même fur la place à demi-brûlé, fur un monceau de pierres. Safille étant venue chercher fon corps, elle trouva qu’il refpiroitencore, & le fauva de la mort. Le Martyrologe Romain faitmémoire de lui & des autres Martyrs d’Afrique, qui avoient pé-ri par le feu au neuvième d’août. Ce fut l’an 251, que cet évé-nement arriva. * Saint Cyprien, Epijl. 35. 38- â? 40. De Til-lemont, Mémoires Ecole/, tome 3. Baillet, fies des Saints.
N U M I D I U S (Quadratus) Gouverneur de Syrie pour lesRomains, fuccéda à Longinus. Ayant ouï, les grandes plaiptesque les Juifs faifoient contre Cumanus, il l’envoya à Rome avecCéler, Miniftre de fes cruautez, pour fe juftifiêr devant l’Em-pereur Claude. Numidius eut pour fucceffeur Ceftius Gallus.* Joféphe, Antiquit. Juddiq. I. 30 . ch. 5. Guerre des Juifs, l. 2.cb. 24.
N U M I T O R, étoit fils de Procas, Roi d'Albe, qui mou-rut l’an 3240 du monde & 795 avant Jefus Chrirt. Procas le fithéritier de fa Couronne, avec fon frère Amulius, à conditionqu’ils regneroient tour à tour, d’année en année; mais Amu-lius s’empara du thrône, & donna l’exclufion à fon frère. Ondit même que pour lui ôter toute efpérance d’être vengé par fapoftérité, il fitaffaffiner fon filsLaufus à la chaire, & contrai-gnit Rhéa Silvia , qui reftoit fille unique de Numitor, d’entrerparmi les Veftales. Cependant cette Princeffe devint groffe, &publia que c’étoit du Dieu Mars. Rénius & Romulus naquirentpeu après de Rhéa; & étant devenus grands, tuèrent leurgrand-oncle, & remirent leur ayeul fur le thrône l’an du monde32S1 & 754 avant Jefus Chrift. * Tite-Live, l. 1. Aurelius Vi-étor, des Hommes llluftr. c. 1. Denys d’Halicarnalfe, &c.
NUN. NU P. N U Q. N U R. NUS. N U Z.
N UÜ, fils d’Elifama ou Elifçamah, & père de Jofué, quiconduifit le peuple d’Ifraël dans le païs de Canaan. C’étoitun des premiers & des principaux de la Tribu d’Ephraïm. * Exo-de, ch. 33. v. 11. I. Cbron. ou Paralip. cb. 7. v. 26. ô? 27.
N U N D I N E, (La Déeffe) en Latin Dea Nundina, étoitune Divinité qui préfidoit au neuvième jour de la naiffance desenfans, auquel jour les Romains avoient de coutume de leurimpofer un nom. On offroit au jour de la Fête de cette DéeflTele Sacrifice que l’on appelloit Suovetaurilia, compofé deplufieursefpéces d’animaux ; & les Sages-femmes ou les Miniftres de laDéeffe portoient les enfans comme en proceffion autour dufoyer. * Hofman, DiEt. Univ. L’Abbé Danet, Dict. des Antiq.
NUN DINA LES, nom que les Romains donnoient aux huitpremières lettres de l’alphabet dans leur Calendrier. Cette fuitede huit lettres A. B. C. D. E. F. G. A. eft pofée fans interru-ption ni reprife depuis le premier jour de l’année jufqu’au d:r-jïier. Il y en avoit tpûiours une qui marquoit les jours de mar-ché, ou d’affemblée, appeliez Nundince, comme pour Novendi-nce, parce qu’ils revenoient tous les neuf jours. Les Habitansde la campagne , après avoir été appliquez à leur travail pendantfept jours confécutifs, fe rendoient à la ville le jour fuivant,pour y porter leurs denrées à vendre, & pour s’inftruire de cequi regardoit la Religion ou le Gouvernement. Viri magni, no -Jlri majores, dit Varron, annum ita diviferunt, ut nonis modo die-bus urbanas res ufurparent, reliquis feptem ut rura colerent. Ainfile jour nundinal fe trouvant fous la lettre A, au premier au 9,au J7 , au 25 de janvier, la lettre D, devoir être la lettre nun-dinale de l’année fuivante. * DiEt. de Furetiérerfe 1727. Piti-fcus, DiEt. Antiquit. (Je.
* N U N-E A T O N , petite ville ou bourg d’Angleterredans le Comté de Wanvick, fur la rivière d’Anker, à peu prèsau nord de Coventry, dont elle eft éloignée d’environ deuxlieues.
NUNILLON &ALODIE (Saintes) fœurs, Vierges& Martyres en Efpagne, dans le neuvième fiécle, étoient fillesd’un Mahométan & d’une Chrétienne. Leur mère les élevadans la Religion Chrétienne, & s’étant remariée après la mortde fon mari à un autre Mahométan, elles quittèrent la maifonpaternelle pour faire librement les exercices de la Religion Chré-tienne. Elles furent déférées comme Chrétiennes, au Gouver-neur , qui les condamna à avoir la tête tranchée : ce qui fut exé-cuté le 22 o&obre de l’an 851. * Euloge mémorial, l. 2. c. 7.
Baillet, Vies des Saints.
NUNNEZ de AVENDANNA (Pierre) Jurifconful-te Efpagnol. Voyez#*. V E N D A N N A.
NUNNEZ (Mnbroife) Portugais , Chevalier de l’Ordrede Chrift, étoit de Lisbonne, & fut d’abord Dofteur & Profef-feur en Médecine à Salamanque. 11 a exercé enfuite la Méde-cine avec beaucoup de fuccès & de réputation à Séville & à Ma-drid. De retour en Portugal, il fut fait premier Chirurgien &Médecin du Roi, & mourut comblé d’honneurs. Il avoit déjà* 74 ans lorsqu’il publia en 1603, à Conimbre, une partie de fes
Commentaires , ou Difcours fur les trois premiers livres desApte rifmes d’Hippocrate, avec une Paraphrafe fur les Com-memairesde Galien. C’eft un volume, in folio, qui eft eftimé.Dès 1601, il avoit publié en Latin un Traité général de la Pe.Ile, qui fut réimprimé en Langue Cafliilane à Madrid en 1648.
* Bibliotb. Hifpan.p ar Nicolas Antonio, tome I. p. 54. Manget,Bïblioth. Script. Medie. tome 2. I. 13. p. 420.
NUNNEZ ou NONNIUS (Pierre) Mathématicien,natif d’Alcazar-do-Sal, en Portugal, vivoit dans le XVI,fiéclel’an 1570. Les principaux de fes Ouvrages font, De Arte navi-gandi, libri duo ; De Crepufculis, liber unus ; Annotationes in Arijlo-telem ; Problema mechanicum de motu navigii ex remis ; Annotationesin Planetarum theorias Georgii Purbacbii, £Jc. Refendius, in An-tiq. Lulitanar. Cnmm. Nicolas Antonio, Bibliotb. Hifpan. (Je.
NUNNEZ FERDINAND de GUZMAN. Cher-chez GUZMAN.
N
NUN. NUP. NUq. Scc. 129
NUNNNIUS. Cherchez DE L-C A DIL L O-NUG NE’S.
NU-PIE Z. Cherchez N U D S-P I E Z.
N U q U E S (Alexandre) Auteur d’une Hiftoire de Bretagneen vers, qu’on garde dans la Bibliothèque de Vicogneprès deValenciennes. On fait qu’il vivoit au milieu du XIII fiécle,parce que fon Poëme eft dédié à Cadiac, Evêque de Vanne's,mort en 1254. * Le Long, Bibliotb. Hijl. de France.
* N U R A, étoit anciennement une ville de Sardaigne. Cen’eft maintenant qu’un miférable village que l’on voit au fondsdu Golfe de Cagliari, à trois ou quatre lieues de la ville de cenom, vers l’occident méridional. * Maty, DiEt. Géogr.
* NURA, rivière d’Italie, dans le Duché de Plaifance. El-le prend fa fource fur les confins du Territoire de Gênes, couledu fud au nord, traverfe le Plaifantin, & jointe à la rivière deChiavenna fe rend dans le Pô au delîbus de Zerbio, St trois lieuesau deffus de Crémone. Le païs qu’elle arrofe porte le nom deVal di Landi.
* N U R E ou N E U R E, rivière de la Lagénie en Irlande.Elle a fa fource dans le Comté de Queens ou de la Reine, tra-verfe celui de Kilkenny, baigne la ville de ce nom & fe déchargedans le Barrow vis à vis de Rode.
N U R E' (Mathurin de) Voyez N E U R E'.
NUREMBERG ou NÜREMBERG, NoricorumMons, Noriberga & Noremberga, grande ville impériale du Cer-cle de Franconie en Allemagne, efi confidérable par fon com-merce & par fon Académie. Elle efi fituée fur le Pegnitz, quil’ayant traverfée, va tomber dans le Rednitz. On dit qu’ellefut fondée par les Noriciens, fur une colline de la Forêt Herci-nienne, & qu’elle leur fervit d’afyle contre la fureur d’Attilal’an 450. Elle s’accrut dans la fuite, & fut ruinée par l’Empe-reur Henri V. Conrad III, Henri VI, & Charles IV la rétabli-rent & l’augmentèrent. Ses Habitans l’aggrandirent confidéra-blement l’an 1538, & la fortifièrent beaucoup l’an 1632. Elleappartenoit aux Ducs de Souabe, lorsqu’elle fut affranchie parFrédéric Barberouffe. Henri le Sévère y établit l’an 1194 , un Bur-graviat, qui devint depuis confidérable, à caufe de fes dépen-dances. Frédéric I, Electeur de Brandebourg, vendit l’an 1427,ce Burgraviat aux Habitans de Nuremberg; & ce fut le fujecd’une guerre, qui dura jufqu’en 1552, & qui fut terminée parun préfent de deux cens mille écus, & de dix canons doubles,qu’on fit A Albert de Brandebourg, Y Alcibiade Germanique. Cetteville, eft l’une des plus grandes & des plus riches d’Allemagne.Les maifons font toutes bâties de pierre de taille, élevées dequatre ou cinq étages, les rues larges, & les places régulières.
Il y a onze ponts de pierre, dont l’un conftruit d’une feule ar-che, paffe pour une merveille; douze fontaines, fix vints puits,fix portes défendues chacune d’une groffe tour. Quoique fa fi-tuation foit allez platte, elle a un château fur un rocher affezhaut. La figure de ce bâtiment eft toute irrégulière, à caufaqu’on a été contraint de s’accommoder à la maffe informe & iné-gale de ce rocher. On dit que le puits qui y eft, a 1600 piez deprofondeur, ce que l’on a peine à croire; & que la chaîne de cepuits péfe 3000 livres. L’on y voit un arfénal de cinq falles deplein-pié, de 80 pas de largeur, avec trois cens pièces de canon ,des armes pour dix mille hommes ; & un Hôtel-de-ville très-ma-gnifique. Le gouvernement de Nuremberg eft ariftocratique.L’Empereur y doit tenir la première Diète après fon couronne-ment, & on y garde pour cette cérémonie les ornemens, quifont la Dalmatique de Charlemagne, fon baudrier, fes gants, facouronne. On y fit une affemblée l’an 1438, pour y propoferquelque accommodement entre les Pères du Concile de Bâle, &le Pape Eugène IV, qui en tenoit un à Ferrare, qu’il transféradepuis à Florence. L’Empereur F’rédéric III tint une fé-condé affemblée à Nuremberg l’an 1443 pour le même fu-jet; mais elle fut fans effet, auflî-bien que la première &une autre qu’il y fit l’an 1487. Les Habitans de Nurembergreçurent des premiers la Religion Proteftante , & lignèrentla Confeflïon d’Ausbourg l’an 1530. Les Catholiques n’yont qu’une églife. Nuremberg fe fournit l’an 1631, à Guftave-Adolphe, Roi de Suède, qui la délivra des lièges qu’y mirentTilly le 21 mars, & Walfteinen août de l’an 1632. Les Habi-tans voulant témoigner leur reconnoiffance à ce Prince, lui fi-rent préfent de quatre doubles canons d’une fonte particulière,
& de deux globes d’un travail admirable, montez en forme de va-fes. Us étoient de vermeil doré, l’un terreftre, & l’autre céle-fte, émaillez & enrichis avec un grand artifice. Après la paix deMunfter, Nuremberg fut le lieu de l’affemblée, qui ordonna l’an1650, l’exécution du traité. Elle recouvra en même tems ledroit qu’elle avoit perdu, d’exiger des colleéles de fes Sujets,dans l’Evêché d’Aichftet. * Bertius, Defcript. German. Conra-dus Celtes, de Jitu Norim. Cluvier, German. Sponde, A. C,1438. num. 261 (J 3443- num. 5. 1487. num. 1. (Je, CherchezD I E’ T E.
N U R Y. Voyez N E W R Y.
N U S C O , Nufcum , ville du Royaume de Naples, en laPrincipauté Ultérieure, avec titre d’Evêché fuffragant de Saler-ne. * Lé an dre Alberti.
* N U S D O R F' , bourg à marché en Allemagne dans leCercle d’Autriche, fur le Danube, à une lieue & demie de Vien-ne, au deffous de Kalenberg, eft renommé pour fes bons vins,qui paffent pour les meilleurs de toutes l’Autriche. * Gr, Dict.Univ. Holl.
NUZZA (Ange^) né à Grottola en Sicile, entra dans l’Or-dre de faint Dominique, où il fe fit un affez grand nom. LePape Innocent X le nomma Pénitencier Apoftolique à fainte Ma-rie Majeure le 12 août 1647; mais huit ou dix ans après il fe re-tira à F’iorence, d’où voulant aller l’an 1669, vifiter la fainteBaume, il fut jetté dans la mer par un coup de vent de la fe-louque qui le tranfportoit, & fe noya, Qn a de lui un CarêmeR eu