Druckschrift 
6 (1740) Lettres M - O
Entstehung
Seite
512
Einzelbild herunterladen
 

M Y C. M Y D. MYE. MYG. MYL. MYN. Sec.

Duc de Saxe, l’appella en Mifnie l’an I539>P our y entrepren-dre la Réforme dePEglife, conjointement avec quelques au-tres Théologiens; ce qui ayant été fait, il vidta les Eglifes delaThuringe, & établit par-tout des Écoles. Deux ans avantfa mort il écrivit un Livre fur l’onguent aromatique dont Ma-rie avoit oint les piez du Sauveur à Béthanie, & fur ce que Ju-das en témoigna du chagrin; ce qui n’étoit qu’une allégoriecontre les Courtifans qui ne voyoient pas de bon œil que l’E-leâeur augmentât les gages des Eccléfiaftiques & des Maîtresd’Ecole. Cet Ouvrage fit beaucoup de fruit. 11 mourut en1546, âgé de 55 ans. * Antonius Probus, in Oratione de vita £Pobïtu Mycrmii. Melchior Adam,in Vit. Ibeol. Germ. Sagittarius,in Hift. Gothana. Seckendorff, Ilifl. Lutberan. DiB. Allemand.

MYCONIUS, (jDfwalde) furnommé GeifshauJ'er, Théo-logien, né à Lucerne en SuiiTe l’an 1488, vint a Bâle en 1504,y étudia fous Erafme & fous Henri Glaréan, & y obtint fuc-celfivement les places de Maître d’Ecole à S. Théodore & puisà S Pierre. Erafme en fit grand cas à caufe de la beauté de fongénie, quoique dans la fuite il en jugeât un peu différemment,après avoir appris que Myconius étoit dans les fentimens d’Oe-colampade; Quelque tems après il fut appellé à Zurich, oùon lui donna une place de Régent. Il y demeura pendant troisans, au bout defquels il eut une vocation pour Lucerne, oùon le mit à la tête du premier Collège de la ville. Mais com-me il tâchoit d’infinuer les fentimens des Proteftans à fes Eco-liers, on lui donna fon congé en 1523. De retour à Zurichil y régenta encore. En 1531, il revint à Bâle, &y obtintla place de Pafteur à S. Alban vers la fin de cette année. Dansla fuivante il fut élu premier Pafteur ou Antijles des Eglifes deBâle, à la place d'Oecolampade, pofte dans lequel il demeurapendant 20 ans. On lui donna en même tems la charge deProfeffeur en Théologie, qu’il remplit pour le moins jufquesen 1541, mais qu’il réfigna à la fin, parce qu’il ne voulut pasprendre le degré de Dofleur en Théologie. 11 ne confervaque fon Paflorat, dans lequel il mourut le 15 Oétobre I55 2 -Quelque tems auparavant il avoit été frappé d’apoplexie,étanten Chaire, & obligé par-là d’abandonner fes fondions Pafto-rales à Th. Geyrfalck. 11 y en a qui ont dit, que dans la con-troverfe au fujet de l’Euchariltie il avoit penché vers le fenti-ment de Luther, & s’étoit rendu fufpeét dans l’Académie ; maistout cela n’eft appuyé que fur un faux rapport de Pantaléon ,puifque Chr. XJrltifius, fon contemporain, qui l’a connu &qui a compofé fon Epitaphe, dit en termes exprès,que Myco-nius a deffervi fidèlement l’Eghfe de Bâle pendant vint ans , fans s'êtreéloigné en rien des traces d’Oecolampade. Outre cela on fait qu’ilne s’écarta jamais de la Confelfion de Bâle,qui fut réimpriméediverfes fois de fon tems, & même avec des Remarques. Ila aufli traduit en Latin le Catéchifme d’Oecolampade, qu’ila toujours fort recommandé à la Jeuneffe. Dans les Synodestenus à Confiance en 1534, & à Bâle en 1536, il s'en eft tou-jours tenu à la Confelfion Helvétique au fujet de la Ste. Cè-ne; & dans l’Hiftoire de la Vie de Zwingle qu’il publia,il louafur-tout ce Réformateur de la pureté de fa doétrine à l’égardde la Ste. Cène. Théod. Zwinger a prouvé tout ceci fort aulong, par des paffages tirez des Ouvrages imprimez & manuf-crits de Myconius,dans fon Tbeat. Sap. Coelejl. Exercit. Thcol. Voiciles titres des Ouvrages imprimez de Myconius, Expoftio in E-vangel. Marci; Enarratïo in Pfalm. roi; Verfio Latina CatccbifmiJobannis Oecolampadii-, Commentarius in Henrici Glareani Poèma defitu Helvetiie-, Suaforia ad Sacerdotes Helvetia, ut de Tigurinis maleloqui definant ; Narratio de vita & obitu Huldrici Zviinghi ; Tractat.de liberis rite educandis ; Pnefatio in Oecolampadii Enarrat. Mattbæîgf Marci. On ne fait pas fi fes Commentaires fur S. Matthieu,S. Luc, S. Jean,Ifaïe, Jérémie & Jonas, ont été imprimez. *Pantaléon, Profipograpèia , /. 3. Urftifius, inCbron. BaftL l. 8.c. 14. Erafmus ,EpïJl. I. 2. p. 56. Melchior Adam, m viiis Toeo-hgor. German. DiBion. Allem. de Bâle.

M Y D.

divers autres ufages des Mathématiques. II a laifTé en manuf-crit, un Traité de la Lumière, un Traité de l’Ombre, & unTraité de la Sciotérique. * Voyez le Supplément de Paris, 1736.

MYE.

M YE (Frédéric Vander). Voyez VANDER MYE.

* ÀlYERDMAN(Etienne)Brabançon d’origine,s’é-tant réfugié en Angleterre pour fe fouftraire à la perlécution,s’établit à Londres fur le pié d’imprimeur. En 1552, il impri-ma le Livre que le Baron de Lafco, Polonois, qui avoit étéfait Infpefteur-Général des Eglifes des Etrangers, avoit com-polé en Latin touchant les Sacremens. La perfécution qui s’é-leva fous la Reine Marie, l’obligea à fortir d’Angleterre avecde Lafco, Micronius & Utenhoven, en 1553 , & il courutla même fortune qu’eux. Ils arrivèrent tous enfcmble à Emb-den, le 26 Mars 1554, où il devint Membre de l’Eglife quis’y étoit formée, & où,à la recommandation du Baron de Laf-co, il obtint le droit de Bourgeoifie. En 1556, il y imprimala première Bible Flamande, & il en fit une fécondé éditionen 1558. * Gr. DiB. Univ. HoU.

M YEROP, nom d’une famille confidérable des Païs-Bas,laquelle fut éteinte en l’an 1570.

MYG.

M YGDON. Voyez MYGDONIUS.

MYGDONlE, ancien païs de la Macédoine, entrele fleuve Strymon, aujourd’hui Stromona, & X'Jxius, que So-phien nomme Vardari , vers le Golfe à’Aiomana , avoit pourprincipales villes , Apollonia , Antigonia, Amphipolis, &c.On donna le nom de Mygdonie à une contrée de Méfopo-tamie, qui étoit le long d’un fleuve de ce nom. QuelquesAuteurs ont cru que ces peuples tirèrent leur nom d’un Prince,qu’ils appellent Mygdonius;mais Pline affure qu’ils le tenoiencdes Mygdoniens de Macédoine. Peut-être que ceux ci avoientenvoyé une Colonie en Méfopotamie. *Hérodote. Ptolomée.Strabon. Pline. Sophien

MYGDONIENS, Peuple. Voyez MYGDONIE.

M Y G D O N 1 U S,fleuve qui baigne les murailles deNifibe,dans l’ancienne Méfopotamie, maintenant Nijibin : il arrofele Diarbek, & fe va rendre dans le Tigre. * Sanfon.

MYGDONIUS ou MYGDON, Roi de Thrace, étoitfils de Cijfeus, & frère d ’Hécube, femme de Priam. Virgile faicmention de Chorœbus, fon fils, qui fe trouva au liège deTroye,& qui fut épris d’amour pour Caffandre. Il eft appellé Myg-donidedans Virgile, c’elt à dire, fils de Mygdon. Un Auteurs’eft trompé en prenant le mot de Mygdomdes, pour le nomd’une Nation ; car, comme Servius l’a très bien remarqué , cesnoms ne finiflent jamais en des. * Euftathe, in Iliad. I. 3. Vir-gile, I. 2. Servius, in Virg. &c.

MYL.

M YL (Vander). Voyez VANDER MYL.

MYLAW,.vilIe d'Allemagne & du Cercle de la Hau-te Saxe dans le Markgraviat de Mifnie, fur la petite rivière deGols. Elle eft au nord-eft de Plawen, dont elle eft éloignéede trois à quatre lieues.

MYLES , fils de Lelex, le plus ancien des Rois de la La-conie , fuccétta à fon père, & laiffa le Royaume à fon fils Euro-tas, l’an du Monde 2519, 1516 avant Jéfus Chrift.

MYL1 TTA, nom que les Babyloniens ou les Affyriensdonnoient à Vénus. Mylittba, en Syriaque , lignifie qui faitenfanter ou engendrer : ce qui convient très bien à cette Déefle.Les femmes Aflyriennes étoient obligées par une Loi, d’allerune fois en leur vie près du Temple de cette Déefle,& de s’a-bandonner à quelque étranger, qui leur devoit jetter quelqueforante d’argent dans le fein. * Hérodote, l. 1. Strabon, h16. J. Selden, de Diis Syris.

* X/TYDORGE (Claude) Parifien , célébré Mathématicien1\A du XVII fiécle, fils de Jean Mydorge, Seigneur de laMaillarde, Confeiller au Parlement, l’un des meilleurs Juges dela Grand’ Chambre,& de Magdelene de Lamoignon, fœur deChrétien de Lamoignon, Président à Mortier, tante de M. deBullion, Surintendant des Finances. Il naquit l’an 1585, &fe maria avec Mademoifelle de la Haye,fille d’un Auditeur desComptes, fœur de M. de la Haye Ambaffadeur â Conftantino-ple. Il fut d'abord Confeiller au Châtelet, puis Thréforier deFrance en la Généralité d’Amiens, feulement pour avoir un ti-tre. Il fut fort goûté de M. Defcartes, & ils fe lièrent l’un à l’au-tre de la plus étroite amitié. Dans la difpute que ce dernier eutavec M. Armât, Mathématicien célébré à Touloufe, il prit leparti de fon ami, & fut enfuite un des Médiateurs de la paixqui fe fit entre ces deux Savans en 1638. Avant ce tems-là ils’étoit fait connoître par quelque Ecrit, fur les Seétions Co-niques. En 1639, il donna fur le même fujet un Traité Latinen quatre livres. Cette matière ne lui femblant point épui-fée, il ajouta quatre autres livres aux quatre premiers; maisil les garda dans fon Cabinet jufqu’à fa mort,& ils n’ont pointété encore imprimez. En 1640, le Lord Cavendish, Che-valier de l’Ordre de la Jarretière, parla de M. Mydorge auRoi Charles I, pour l’attirer en Angleterre. Ce Prince lui fitdes offres très avantageufes, mais on eut de la peine à les luifaire goûter. On en vint cependant à bout,mais les troubles fur-venus dans ce Royaume firent échouer l'affaire. M. Mydorgemourut à Paris au mois de Juillet 1647, âgé de 62 ans. Il adépenfé près de cent mille écus de fon bien à la fabrique desverres de lunettes & de miroirs ardens, aux expériences & à

M Y N.

M YNDE, ville maritime de la Carie, qui étoit autrefoisEpifcopale & fuffragante de Staurople, maintenant San -ta-Croce. Elle eft entre Bargilie & Halicarnaffe. On l’appelleaujourd’hui Mentefe: elle eft la capitale de la Province, & leGouverneur y fait réfldence.

M Y O.

M YONTE, ville de l’Ionie, dont parle Plutarque dans laVie de rhemiftocle. Elle eft vers les frontières de la Carie,& près de l’embouchure du fleuve Méandre. Strabon dit dansfon Livre, qu’elle étoit une des douze villes de l’Ionie; maisque fes Habitans l’ayant abandonnée, elle fut unie à la ville deMilet, qui étoit proche. * Lubin, Tables Géographiques fur les■Vies de Plutarque.

M Y R.

M YRA, ville de Lycie, près du fleuve de Limyre, & dela ville de même nom. Elle eft fituée fur une colline àvint ftades de la mer; elle fut Efpifcopale, puis Métropole deLycie dans l’Exarchat d’Afie. On en met les ruines au villagede Strumita dans le Mentéfeli en Natolie.fous le Turc,& elleeft encore à préfent le tîtie d’un Archevêque du Rit Grec. El-le