forts delatouxetdu vomissement, une matiere qui avoit l’air pu-rulente ; et, environ une heure apres , il rejeta , par les niemes ef-;forts , une espece de peau membraneuse , d’un blanc sale , d’uneforme ovale , et dont la .plus petite largeur etoit ä-peu-pres egaleau diametre d’une piece de vingt-quatre sols. Cette peau sortit,,accompagnee de la meine matiere que dans le premier vomissement.A l’instant oii l’enfant eut rendu la peau, qui, vraisemblablement se,trouvant ä l’entree de la glotte, l’etouffoit , il parut fort soulage , et.tellement qu’on le crut sauve.»
«11 passa l’apres-midi d’une maniere tres-tranquille , quoiqu’avecde la chaleur et un mal de tete qui ne l’a pas quitte,; mais dans lanuit le redoublement reparut , la respiration deviut de plus en plusdifficile , et avec silflement. 11 passa une tres-mauvaise nuit. On l&saigna le matin au pied pour la seconde fois. Mais , des ce momeut ,•ses forces baisserent, et , malgre tous les secours , il mourut, la nuitsuivante. »
a On concoit tout ce qu’a du eprouver ce pere en perdant, d’unemaniere aussi cruelle et aussi rapide , un enfant qui devoit lui etresi eher. Plonge dans la plus grande douleur , il ne put s’occuperlong-temps que de ce malheur , et de la maladie extraordinaire quil’aroit cause. 11 apprit bientot, par ses recherches et ses informa-tions , que cette maladie etoit le Croup ; et toujours plein du desirde servir l’humanite , il resolut de recueiilir et de publier tout ce quel’on auroit ecrit et decouvert sur cette singuliere maladie , pour lafaire connoltre dans ce pays-ci , et pour epargner par-la , s’il etoitpossible, ä d’autres peres, un malheur aussi cruel que le sien. »