p. 17*
( i3o )
S EGT ION I.
«PUEMIERE EPOQUE DE l’äSTHME AIGU. i
/
« II allaquoit principalement des enfans de l'age d'un atreize ans. On l’avoit rarement vu dans des adultes, etdans des enfans qui sont encore au sein; mais plus souventil saisissoit ceux qui avoient ete sevres depuis peu. Sa violencese fit senlir sourtout chez le bas peuple et chez ceux quieloient d'une Constitution lourde et leucophlegmatique, quiavoient un appetit devorant, et qui se nourrissoient devegelaux crus et aqueux; quoique des enfans sains , bienproportiounes et moderes dans leurs aliments, lEen fussentpas entierement exempts. »
« Les enfans en etoient quelquefois saisis pendant qu’ilsjouoientj mais en general cela leur arrivoit la nuit. L'enfantqui s’etoit couche en parfaite sante, se reveilloit une oudeux heures apres avec frayeur , ayant le visage tres-rouge,p. j8. ou quelquefois livide, incapable de decrire ce qu’il sentoit,respirant avec beaucoup d’effort et un mouvement convulsifdu venire. L^inspiralion et Eexpiration se succedoient vitede cetle maniere parliculiere et bruyanle, qu’on observesouvent dans des paroxismes bysteriques. La terreur deEenfant augmentoit quelquefois le mal ; il s’accrochoit asa nourrice, et s’il n’etoit pas promptement soulage, soitpar de la toux, par des renvois, par un eiernuement, parun vomissement, par une seile, la suffocalion augmentoit,et il mourroit dans le paroxisme.»
« Mais lorsque quelqu’un de ces effets avoit Heu ou natu-rellenient, ou par un eilet de l’art, le paroxisme cessoit, etEen(ant paroissoit etre parfailement bien, dormoit pendantle reste de la nuit, et conlinuoit de respirer aisement