( ^9 )
Le poumon gauche etoit si sain, que seul il auroit suffiä la respiration s’il avoit eu commerce libre avecl’air exterieur. Les apparences morbides da poumon droit,son adherence ä la plevre , son etat tuberculeux , lacouleur livide, la durete et la pesanteur du lobe inferieur,etoient de na tu re chronique, et ne pouvoient etre nicause ni effet du mal qui enleva l’enfant. Ce gonfle-ment des ponmons et le bruit que la pression sur euxproduisoit , montroient que l’air n’avoit pas pu sortirdes poumons ; ce dont la cause devoit exister hors despoumons meines ; et l’obstruction de la trachee devientpar cela non seulement une raison probable , mais uneraison evidente de la suffocation. II paroit meme , quehormis cette cause mechanique et catarrbale de la mort,on ne peut pas en alleguer une autre. Le gros morceaude glaire que la malade avoit rendu avec tant de diffi-culte vers midi , etoit probablement de ce meme mucus,dont un plus grancl amas obstruoit v 7 ers le soir la tra-chee de plus en plus , et enün tout ä fait. Le senti-ment de secheresse dans la gorge, dont la malade s’etoitplainte ä la servante , et dont celle - ci ne fit mentionqu’apres la mort, etoit un Symptome evident de catar-re dans cet endroit. Toute la scene causee par les an-goisses, et tout ce qui arriva dans la nuit, sont desphenomenes de suffocation, dont nous avons montre lacause dans le catarre de la trachee. Ainsi le catarre cjuiaffectoit la trachee , contient une raison süffisante detoute cette maladie.