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angoisses passent et reviennent plusieurs ! fois pendantun ou deux jours. Enfin l’enfant paroit aller mieux ; larespiration semble etre plus calme ; les acces d’angoissene viennent que par quinte; et la faculte d’avaler estplus libre. Mais les yeux deviennent plus troubles; levisage est plus defait; et I’on remarque que ce calmene provient pas d’une diminution de la maiadie ; maisd’un abaissernent de la vie qui s’eteint ainsi entierement.
11 y a trois epoques ä distinguer dans cette maiadie.La premiere est fepoque des symptomes generaux de ca-tarre , sans aucune affection encore du larynx. Le rhu-me de cerveau a cesse , ou, s’il n’y en a pas eu ,on trouve un malaise dans l’enfant. La perspiration estdiminuee ou supprimee. L’enfant n’est pas repute etremalade ; mais on dit qu’il n’est pas bien , qu’il n’est pasgai, qu’il a l’air d’etre un peu enrhume. Dans les nuitsil est plus inquiet que pendant le jour. II a meine dansles nuils des acces de frayeur et d’angoisse qu’il ne sau-roit bien expliquer , et qui paroitroient bien alarmans,si leur courte duree ne faisoit pas qu’on les neglige etqu’on s’abuse sur leur eompte. Ces acces n’ont pas pre-cisement l’air de la fievre, quoiqu’ils soient accompa-gnes par fois de delire. Quelquefois l’enfant devient palevers midi, a un leger frisson, et s’endort, sifllant unpeu par le nez. Dans les intervalles de ces acces , etdans toute cette premiere epoque de la maiadie, la fievre,si toutefois il y en a, est tres-legere. Des grincemensde dents et des convulsions sont quelquefois observes