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enrouee ou aigue. Tout le monde voit que le maladeest dans un danger imminent; et ce danger est rare-ment eloigne, a moins qu’il n’y ait le secours le plusprompt et le plus parfait, Au son de la respiration ons’apercoit qu’il y a quelque chose qui empeche l’aird’entrer dans les poumons , et quelque chose qui vou-droit sortir avec 1’air , ou qui empeche l’air de sortir.Les epaules, le ventre, tout le thorax , le cou meine etla tete inclinee en arriere travaillent avec vehemence ä larespiration. Le pouls est petit, ou quelquefois serre et unpeu dur , frequent et surtout inegal. L’enfant extreme-ment angoisse selance dans les bras de quelqu’un qu’ilaime , y repose quelques instants , et reprend avec prornp-titude son lit. Ou bien il se leve , s’arrange lui-memeson coussin, se recouche, et chänge ainsi souvent de Situa-tion. Les yeux et le visage sont rouges et brulans. Lesextremites deviennent froides ; une sueur abondante cou-vre tout son corps , ou bien la tete, le cou et la poi-trine a plusieurs reprises. Tous les moyens de la vieparoissent etre mis en mouvement pour aider la res-piration , et_ils n’y reussissent pas. L’enfant n’ose pas
boire, ni meme avaler sa salive, ni tousser, ni fai-re aucun mouvement qui ne soit pour respirer mieux,ou auquel il ne soit force par l’angoisse. Lorsqu’il luiarrive de dire un seul mot, de boire ou de touser, ille fait le plus promptement possible, crainte d’etouffer.cest en inspirant plutbt qu’en expirant qu’il parle. Tantil est sensible qu’il ne fait qu’essayer de respirer! Ces
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