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en trois jours va enlever cet enfant. Pendant trois jourseile avoit ete eaehee sous la forme d’un eatarre; maiseile s’annoncoit aussi dans cette terreur nocturne par dessymptomes nervenx et d’une maniere extraordinaire.
Ce soir, le quatrieme apres le premier frisson, il yeut peu de fievre ; aucune douleur ; mais au commen-cement du sommeil eile respiroit plus diffieilement, ce quiavoit ete observe de meine les jours precedens. Cetoitun phenomene singulicr , que la respiration se fit parles narines seules et avee bruit, des que le sommeillui fermoit les yeux. La me me cliose fut observee dansles deux soeurs dont l’hiscoire suivra celle-ci,
Le 1 6 , exacerbation de la fievre. Mais presqu’aucunmal local n’est apercu. La malade est assise dans le lit.Comme le mal avoit ete hier matin trop violent pourpouvoir bienesp erer qu’il se fut eteint si promptement,je proposai un vesieatoire sur la- poitrine. On croyoitqu’il n’y en avoit pas besoin; et moi - meine Je neconnoissois pas encore assez cette maladie, que personnene connoit, pour insister sur l’application indispen-sable de ce remede. Vers le soir la malade se coucha surle lit. Elle eut une espece d’assoupissement. La nuitil y eut trcs-grande sueur, apres laquelle la remissionetoii plus parfaite.
Le 17, la malade est si bien , que le pere , lui-meme medecin , qui jusqu a present avoit ete inquiet ausujet de son enfant, se rejouissoit tout-ä-fait de sa con-valescence.