C 3 )
puis deux jours eile lui avoit accuse une secheressedans la gorge.
Ce meine jour (le 7 Decembre) ä 3 henres de l’apres-diner,Ia tante, en entrant dans la chambre, fut frappeedu visagc triste d’Emilie. Elle demande si eilea pleure , et pourquoi? II n*y avoit eu ni larmes,ni causes de larmes , ni aucune cbose enfin qui eütattire de l’attention. A 4 heures la tante s’en retournetranquillisee.’ La petite tricote assiduement des bas, surle point, helas ! d’aller habiter un autre monde.
Versles 7 heures eile commence ä se sentir mal, et äseplaindre de sa respiration. Le medecin qui fut appele ä8 heures, jugeant cet etat extraordinaire et critique,demande une consultation. Le medecin des parens de lamalade , qui etoient absens , se trouva pour cause demaladie empeche de se rendre ä l’invitation. On vint me
trouver_ peut-etre trop tard. Les retards cauees par la
nuit et la distance, ne me firent arriver que vers minuit,L’etat de l’enfant avoit alors insensiblement empire-
La respiration de l’enfant est extremement laborieuse ;1c mouvement cle la poitrine tres-violent, celui des hy-pochondres et de tout le ventre presque convulsif. L’en-fant est couchee de son long sur le dos ; la tete incli-nee en arriere ; les mains etendues d une maniere in-quiete, et unies le plus souvent au-dessus de la tete.L’inspiralion est sifflante ; l’expiration ronflante, detemps ä autre plus sonore. Un ton fort desagreable-ment aigu, cjui cependant ne peut pas bien etre com-