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ces circontlances, le jalap, entre fes mains,feroit un remède qui opéreroit des miracles >& je dis plus, dans toutes les maladies, feroitinfiniment préférable au féné.
(38) Je crois que cela eft autant fondé,fur le refpedt que nous avons confervé pourquelques moyens curatifs , que nous avonschoifis parmi ceux des anciens, que fur latimidité que les préjugés nous donnent pourles innovations dans ce genre ; mais ayant étémoi-même la vidlime de ces préjugés, parles mauvais effets du féné & de la rhubarbe,j'ai été obligé de les fàcrifier pour recouriraux purgatifs que l'on donne auxenfans avecluccès ( Voyez note 37, de ce Tome , ) & d'a-bandonner dans bien des circonftances le féné& la rhubarbe , qui extraient les graires avecdes coliques & des douleurs confidérables,accompagnées fouvent d'épreintes & de dé-jections fanguinolentes. J'ai choifi le firopde nerprun , la réfine de jalap, & celle defcammonée , qui modifiées avec le favon, lejaune d'œuf, les émulfions, les huiles, lemiel, &c. deviennent des purgatifs a&ifs ;mais infiniment doux dans leur adtion. J'enai conftamment éprouvé les meilleurs effets,foit à mon égard, foit pour ceux auxquels jeles ai fait adminiftrer. Il eft vrai que je neme fers jamais de la racine de jalap en poudre ;car elle a, i°. le défaut d'offrir à l'eftomacun purgatif réfineux à extraire de fa partieligneufe , pour lequel les diffolvans pjroif-fent moins abondans dans ce vifceie > 2".