C 17 )aucun foulagement dans les maladies de poi-trine , où il s'agifïbit d'exciter l'expectoration.On a beaucoup parlé du lierre terrefire , Se ona été jufques à dire, qu'il pouvoitguérir desmaladies de poitrine, du r'effort de la chirurgie ,fans qu'il foit néceifaire d'inltrumens, ni defaire l'opération de l'empyême. Ces proprié-tés ne font point fondées à mon avis. L'hyfopeeft un remède qui a plus de vertu, mais qu'onnéglige actuellement avec raifon , parce quecette plante eft de la même claife que lepouliot ,qui eft d'ailleurs plus actif. On dit que l'hyfopeeft effectivement utile comme difcufîif, lors-qu'on le tempère par le moyen de l'eau chaude.Riolan vajufqu'àdire,que dans lesecchymofescette plante iuce le fang de la partie, au pointde Je voir fur le linge. Voyez combien il eftdifficile de fe fier aux auteurs qui ont écrit furla matière médicale ! j'ai eifayé l'hyfope dansde pareils cas, & je ne lui ai trouvé d'autresvertus que celles qui appartiennent à tous lesaromatiques. Le foidiot eft un puiffant anti-fpafmodique ; mais il a peu de propriétés pec-torales. On dit qu'il a eu du fuccès dans la co-queluche , qui paffe pour une maladie pure-ment fpafmodique : il peut être effectivementutile dans cette maladie, par fa propriété anti-fpafmodique. Plufieurs femmes qui étoient dif-ficilement réglées, à caufe des ipafmes , &c.excités dans leur eftomac, fe font très-bientrouvées de l'ufage du poulioten infuMon théi-forme. C'eft par cette raifon que je l'ai placéaprès la divifionfuivante : il devroit peut-êtrey être compris.
Tome III. B