Violette. io53
foncé, glabres en dessus, et légèrement velues endessous.
Tout le monde connaît l'odeur suave des (leurs deviolette ; la racine, au contraire, a une odeur nauséa-bonde, tandis que les feuilles et les semences n'en ontaucune. Toutes ces parties n'ont pas de saveur marquée;elles sont visqueuses.
Les fleurs de violette se sèchent ordinairement avecleur calice. Si l'on veut conserver leur couleur, il nefaut pas les étendre à l'air libre , mais les exposer ausoleil,couvertesdepapier, ou lessoumettreùlapromptedessiccation de l'éluvé. Lorsqu'elles sont bien sèches,elles ont perdu les sept huitièmes de leur poids. Danst;et état, elles offrent une couleur bleue plus ou moinspâle , que fait ressortir la couleur verte du calice. Ellesdoivent être conservées avec précaution dans des bu-reaux, ou des boites de bois, et loin de toute humidité :elles sont alors sans odeur. Autrefois, pour leur con-server une belle couleur bleue, on les plongeait dansl'eau bouillante pendant quelques minutes, avant deles faire sécher. Par ce procédé, on leur enlevait unprincipe verdâtre, qui, pendant la dessiccation, altèrela couleur bleue; mais en même temps on les privaitde leur principe le plus utile, le mucilage. On a doncbien fait de renoncer à cette pratique.
Les feuilles se sèchent facilement, comme toutesles feuilles inodores; ou doit toujours les séparer desracines. Elles perdent une partie de leur couleur verteeu séchant. 11 vaudrait mieux ne les employer quevertes, ce qu'on peut faire en tout temps.
Les racines, petites et fibreuses, n'ont besoin qued'être étendues à l'air pour sécher en peu de jours,sans presque changer de forme.
Préparations, doses. L'infusion théïformc est laplus commune des préparations de fleurs de violette;on en met une forte pincée par pinte d'eau , que l'onéduloore ensuite pour tisane. On se sert aussi des (leurspour les fumigations énifdlientes, et l'on en fait unsirop très-souvent employé » depuis demi-once jusqu'àdeux onces, pour eduluorer les tisanes, les potions,
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