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jusqu'à compromettre la vie, ou même produire la mort.Ce peu île mots ?uiïit pour indiquer le danger de don-ner le tabac à l'intérieur, et explique pourquoi on l'em-ploie très-peu sous ce rapport. Aussi ne vais-je fairequ'une simple énuméralion des cas où on l'a conseillé:1°. en lavement, comme excitant direct dans la consti-pation rebelle, ou comme révulsif dans l'apoplexieséreuse, les fièvres soporeuses, l'asphyxie, et principa-lement chez les noyés où l'on cherche à réveiller l'énergievitale par la fumée de tabac introduite dans les intestins;dans ce dernier cas, on a craint avec raison que l'exten-sion des intestins par la fumée, ne fut un obstacle auretour des mouveinensde la poitrine ; et comme on n'abesoin que d'une excitation forte, la décoction en lave-ment est bien mieux indiquée : u°. comme stimulantindirect des poumons dans l'asthme, les catarrhes an-ciens , les dispositions à l'hydropisic de poitrine , etc. ;on a pu donner sans danger, et peut-être avec succèsquand on a bien discerné les cas, le sirop ou l'infusionfaible, et encore adoucie par beaucoup de sucre ou demiel, en y joignant un peu de vinaigre : 5°. comme diu-rétique, à petites doses à l'intérieur pour guérir lesobs-truciionsdu ventre et l'hydropisic, quand il faut réveillerle ton des organes abdominaux ; mais comme c'est enteinture ou en extrait qu'il est recommandé, on ferabien de s'eti abstenir : 4°- à l'extérieur on a beaucoupemployé le tabac, soit les feuilles vertes appliquées surdes ulcères anciens, ou leur décoction, vertes ou sè-ches, en lotions dans le même cas ; ou sur la peau pourguérir la gale, les dartres, la teigne, les tumeurs in-dolentes, scrophuleuses, et détruire lespoux : 5°. enfinle tabac peut être un sternutatoire fort commode pourles personnes qui n'en usent pas habituellement, ence qif'il produit l'éternuemcnl sans aucun danger d'en-flammer; mais un des inconvéniens de s'en servir pourproduire l'éternuement, c'est de conduire à son emploihabituel. Telles sont les principales affections contrelesquelles on a conseillé le tabac. Cependant, d'aprèsles expériences de M. Orfila, qui prouvent que l'actiondélétère du tabac agit avec plus de force sur le cerveau