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Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
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f)ia Rue.

priélés et peu de sa forme ; seulement elle devient un

peu plus jaune en séchant.

Préparations, doses. Les préparations de rue sontmoins nombreuses aujourd'hui qu'elles ne l'étaient au-trefois, parce que cette plante est moins employée;maison la donne encore sous beaucoup de formes: sëclieet en poudre , elle se prescrit de quinze grains à ungros, dans du \in ou autrement; il faut qu'elle soitrécente. L'infusion d'une pincée, ou de deux grosà une demi-once des feuilles vertes ou sèches , parpinte d'eau, a une saveur désagréable. La macérationdans le un à la même dose se donne par petit verrele matin , en augmentant la dose selon l'effet obtenu.L'eau distillée de la plante verte est administrée àplusieurs onces comme excipient des potions; l'huilec ssentielle de trois à six gouttes et même davantage, caril est remarquable que celte huile essentielle et J'eaudistillée n'ont pas une activité proportionnée à cellede la plante ou de l'extrait. Celui-ci doit être donné devingt grains à demi-gros ; il en estde même delaconser-ve. Enfin, on fait, pour l'usage extérieur, une décoctionà vaisseau fermé et à dose quadruple de l'infusion - ton s'en sert en lavemens, en fomentations, en injec-tions, etc. On met aussi quelquefois la plante en ca-taplasme sur la région de l'estomac ou de là matrice.On assure que le célèbre antidote au moyen duquelMithridate croyait être préservé des poisons, ou peut-être feignait de le croire pour ôler l'espérance de luien donner avec succès; on assure, dis-je, que cetantidote se composait, d'après la recette trouvée parPompée dans la cassette du roi de Pont, de vingtfeuilles de rue contuses, avec deux noix sèches, deuxfigues et un peu de sel.

Propriétés, usages. L'activité de la rue n'est pasproblématique ; une expérience journalière le dé-montre. Mais cette activité n'est elle pas dangereuse.et ne doit-on pas phiS la craindre que l'on ne peut enespérer d'avantage ? C'est une difficulté qui me sem-ble levée par les expériences de M. Orfila : il purésulte que celte plante exerce une action locale qui