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Pulmonaire de chêne.
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rULJIONAIRE DE CHÊNE. Lichen puimosaire. Tutbïs Vosges. Lichen pulmonarius. Cryptogam.e,algues. Li.w Famille
des algues. Jtiss.
Fiante formant des expansions très-largement éta-lées , caciaces , laciniées, séparées par des sinus obtusen quelques découpures élargies, courtes et anguleu-ses, dont la face inférieure est d'une couleur grise,rougeâtre, bosselée inégalement, et couverte d'unduvet doux au toucher. La face supérieure est ver-dâtre, réticulée, lisse, glabre et parsemée de fossettescorrespondantes aux bosses de l'autre face; sur lescrêtes de séparation se remarquent quelquefois de pe-tits tubercules blanchâtres.
On trouve ce lichen sec dans presque tontes les bou-tiques de droguistes; ses formes n'ont pas changé,son odeur est nulle, sa saveur un peu amère et légè-rement acerbe.
On donne la pulmonaire de chêne en infusions ouen décoctions, dont on peut diminuer l'amertume enles édulcorant avec du sucre ou un sirop, mais quel'on adoucit encore mieux, et surtout d'une manièreplus utile, en jetant la première infusion, de mêmeiiue pour le lichen d'Islande. On en a fait un sirop ; onl'a donnée en poudre, mais les médecins aujourd'huine s'en servent plus , quoiqu'elle ait été beaucoup van-tée autrefois pour les maladies de poitrine, la phthiswet le crachement de sang. On la donnait comme pec-torale. Le lichen d'Islande l'a fait oublier. Celui-ci estbeaucoup plus mucilagineux, plus nourrissant commealiment; la pulmonaire est plus astringente.
Elle croît sur les troncs d'arbres, particulièrementdu chêne et du hêtre.
Le lichen d'Islande doit lui être préféré, et je n'enai fait mention que parce que son nom la fait encoreemployer par le peuple, surtout dans les campagnes,et que d'ailleurs elle se trouve fréquemment dans lecommerce.