Oi'tie piquante. ;81
abondantes. Ou l'a conseillée contre les fleurs blanches,certaines angines, etc. Comme diurétique dans la gra-velle, et, pour d'autres propriétés aussi imaginaires,dans la variole, la rougeole, la pleurésie, l'asthmehumide, etc. Elle est tout-à-fait abandonnée des mé-decins , au moins à l'intérieur.
Son usage à l'extérieur , qui constitue Yurtication,a été très-fréquent autrefois, et s'il est devenu plus rare,c'est à la découverte de nombreux moyens de vésicationqu'il faut l'attribuer, parce que les vésicatoires produi-sent autant d'effets que l'urtication, sans en avoir lesinconvéniens. On sait que chaque aiguillon de l'ortiecorrespond à une petite vésicule; lorsque la percussionl'ait pénétrer la pointe dans la peau , la pression qui enrésulte détermine la sortie du suc acre et irritant quecontient cette vésicule; il s'insinue au fond de la piqûreet produit une ampoule, accompagnée d'un sentimentde cuisson et même de brûlure ; si les piqûres sontnombreuses, l'enflure peut être considérable et la dou-leur violente. C'est cette irritation que les anciensutilisaient dans beaucoup de maladies, l'apoplexie, laléthargie, les répercussions d'affections cutanées, lesrhumatismes chroniques, quand on voulait produireune diversion sur des parties éloignées, ou pour agirplus directement sur des organes suus-jacens, commedans la paralysie, et pour ranimer la sensibilité desorganes génitaux. Sans doute que, dans ce dernier cas,il y aurait du danger à en faire usage ; mais peut-êtreque, dans la paralysie, on pourrait quelquefois en tirerun parti utile.
L'ortie brûlante fleurit pendant toute la belle saison,et on peut la récolter pendant ce temps, pour la sécher• ou s'en servir fraîche.
Elle est annuelle , et se reproduit chaque année avecune abondance souvent bien incommode, autant dansles terres cultivées que dans les terrains incultes.
On peut la remplacer par deux autres espèces aussiconnues et aussi communes, l'Ortie diqïque, grandeOrtie, 0. viYiCE, Urticadioïca, Lin., qui a trois
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