Lobtllc syphilitique. 655
l'autre hypothèse, le peu d'effet de la lobélie se trouveexpliqué suffisamment, et l'oubli dans lequel elle.est tombée chez nous est asseï justifié , quels quesoient ses effets dans les contrées où elle est natu-relle.
Quoi qu'il en soit, on a conseillé la plante en in-fusion ou en décoction, à une ou deux poignées parpinte d'eau, ou la racine également en décoctiondepuis quatre gros jusqu'à une once, dans une oudeux pintes réduites à moitié, pour boire en vingt-quatre heures. L'extrait se peut donner, de douze àvingt-quatre grains.
La lobélie syphilitique fleurit dans nos jardins enaoût et septembre. On peut la récolter pendanttoute la belle saison avant ce temps : elle est vivace.En France sa culture en pleine terre réussit, pourvuque l'on choisisse un sol léger, ou mieux encore uneterre de bruyère ; qu'on la place à un soleil moyen ,et qu'on la couvre de litière pour la préserver desfroids vifs. Dans les départemens un peu froids, ilvaut mieux la cultiver en serre tempérée. On laproduit par les graines semées en automne aussitôtla maturité, en terrine sur couche et sous châssis.On la multiplie aussi de boutures, ou par l'éclat despieds à l'automne, surtout quand les touffes devenuestrop grosses risquent de pourir. C'est pour cetteraison qu'il ne faut plus arroser ces touffes quand ellesont acquis toute leur grosseur; on doit le faire seu-lement tant qu'elles ont besoin de croître.
l'eyrilhe nomme poup remplacer la plante dont jedonne ici la description, d'autres espèces du mêmtgenre , ainsi que le pied de veau ou la colchique.Comme substances vénéneuses , il est possible que lesracines de ce* plantes aient une action semblable ;mais ce n'est pas l'action vénéneuse qu'il s'agit decomparer: il vaut donc mieux proposer, pour rem-placer la lobélie syphilitique , les bois sudorilîquesordinaires, puisque la propriété de guérir lt" mala-dies vénériennes que l'on a attribuée à l'une est dé-