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Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
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I-

ôga flyssope.

et ulcéré du poumon présentât quelques intervallespendant lesquels l'inflammation semblerait cesser deminer l'organe, et serait remplacée par une expec-toration atonique trop abondante, on pourrait avoirrecours a l'hyssope ; mais il faudrait encore pru-demment n'employer que son sirop et dans une tisaneémolliente. A l'extérieur l'hyssope a été conseilléecontre les contusions, les ecchymoses ; elle a été don-née avec avantage quand son action stimulante étaitindiquée dans les angines muqueuses et l'ophthalmiechronique.

L'hyssope est une plante ligneuse qui fleurit en juinet pendant le reste de l'été. Comme la floraison ne luifait pas perdre beaucoup de son activité, on peut larécolter pendant toute la belle saison. Dans le nou-veau codex on prescrit, pour faire le sirop , les som-mités sèches et mondées ; on peut également les pren-dre avant ou pendant la floraison.

Elle croît naturellement dans les montagnes et surles collines des départemens méridionaux ; on la cul-tive dans les jardins pour l'agrément et pour l'usagede la médecine. Dans ce dernier cas on l'élève enplanche ; dans le premier on en fait des bordures , oul'on en jette seulement quelques touffes dans les en-droits rocailleux. Elle vient mieux dans les terres lé-gères et dans des endroits exposés au soleil que dansles autres, où cependant elle réussit encore. Elle meurtbientôt dans les terres fraîches, trop fortes et quandelle est placée à J'ombre. On doit la renouvelerquand elle a trois ans, en replantant ses boutures auprintemps ou en été, mais il vaut mieux se servir del'éclat de ses pieds au printemps et en automne. Onpeut aussi semer sa graine au mois de mars.

On peut remplacer l'hyssope en médecine par le lierreterrestre, lemarrube, la sauge, et même le romarin. Ilest à peu près convenu aujourd'hui entre les botanis-tes que notre hyssope n'est pas celle des anciens mé-decins, et encore moins celle dont il est question dansl'£criture sainte; mais c'est ud point de critique et