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Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
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Galéga commun. Si $

eoioré, campanule, à cinq petites dents aiguës \ corollepapillonacèe, ii étendard ovale, les deux ailes oblon-gues, droites sur les côtés aplatis de la carène quiest un peu pins courte ; dix étamines réunies parleurs filamens; style court astigmate simple. Pour fruitune gousse linéaire, longue, peu comprimée, conte-nant trois ou quatre semences, et noueuse à chacune.

Ptanteih trois à quatre pieds, formant un buissonpar ses tig™ dresse'es, rameuses, glabres et striées,et pur ses feuilles ailées, avec impaire, dont les fo-lioles, au nombre de onze à quinze, ou dix-sept,sont portées sur un pétiole, muni à la base d'unestipule , grande, dentée; et oreillée. Ces folioles sontopposées, presque pétiolées, ovales, allongées etpointues, mucronées , glabres, lisses et d'un vertfoncé le plus souvent, quelquefois jaunâtre.

Odeur des fleurs très-faible et assez agréable; lereste de la plante inodore. Les feuilles ont très-peud'amertume; et en général, cette plante est pres-qu'insipide , surtout quand on l'a fait sécher. On latrouve cependant ainsi dans quelques boutiques.

On en prescrivait des infusions d'une poignée oudeux par pinte d'eau , ou beaucoup moins dans levin ; on en donnait le suc à une once ou deux; onen préparait une eau distillée , etc.

Quand on n'établissait pas la confiance dans lesplantes médicinales sur leur» qualités physiques etsur les effets immédiats qu'elles produisent, on ntpouvaitmanquer, d'après des observations incertaines,de leur supposer des propriétés spécifiques pour guérircertaines maladies ; et même il est presque toujoursarrivé, comme je l'ai déjà remarqué, que ce sont les plusinertes qui ont été chargées de guérir les maladiesles plus graves. Ainsi, on a vanté le galéga pour guérirles fièvres typhodes, contagieuses, pestilentielles, lesmorsures venimeuses , la danse de Saint-Yit, l'épi-lepsie, les exanthèmes fébriles, les vers, et même l'hy-dropisie. Aujourd'hui il ne guérit plus rien, et pourl'employer, il faudrait d'abord commencer par dé-terminer ses propriétés réelles , s'il en possède

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