Denteiaire. 44*
peau , et on n'a employé que l'huile dans laquelleon l'avait fait infuser. On pile deux ou trois poignéesde racine ; on jette dessus une livre d'huile bouil-lante ; on broie un peu , on exprime dans un linge,de manière à former un nouet avec ce qui restede racine; et quand on veut faire l'application, ontrempe ce nouet dans la même huile après l'avoirl'ait chauffer; on a soin de remuer la lie, et deux foispar jour on frictionne tout le corps avec ce nouet.Ce procédé a élé indiqué parle docteur Sumeire,en 1779. Depuis, M. Bouteille a conseillé à peu prèsla même préparation, faite avec les feuilles et lestiges de la denteiaire; il la croit plus acre et pluspropre à guérir les gales anciennes. A l'intérieur,Peyiilhe a conseillé la racine en substance de troisgrains jusqu'à dix, et en infusion jusqu'à quinzegrains.
Propriétés, usages. Il est bien démontré aujour-d'hui que la denteiaire produit une -véritable in-flammation des tissus qui reçoivent son action , etqu'elle doit être placée parmi les poisons acres. Aussi,malgré les conseils de l'eyrilhe, aucun praticien n'aosé la donner ù l'intérieur ; malgré les conseils deWedel , personne n'a cru devoir substituer sa racineà l'ipécaeuanha, et l'on a fait prudemment, car ilserait difficile de donner une raison plausible pourremplacer l'ipéraeuanlia, qui est un médicament d'unprix peu élevé , dont l'aclion bien appréciée n'offrejamais de danger à qui lque dose qu'il soit donné,par une substance aussi acre que la denteiaire. Ilne faut donc point penser à l'administrera l'intérieurcomme purgative ou émétique.
A l'extérieur son emploi est assez rare, et mêmeà peu près nul à présent, quoiqu'elle ait élé con-seil ée et même employée quelquefois. C'est prin-cipalement contre la gale qu'on l'a le plus vantée. Onest si peu fixé sur la dose et le mode d'administra-tion , que son emploi, dans un cas, au rapport deSauvages, a été suivi d'une telle irritation à la p- au,(jue le malade semblait écoiché. Toutefois il faut
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