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résultats désirés, puisqu'ils font participer les organesgénitaux au relâchement général qu'ils produisent.Mais on s'abuserait étrangement de croire qu'il est de*plantes, comnae le nénuphar, par exemple, qui jouis-sent de la prérogative d'agir spécialement sur ces or-ganes ; le médicament le plus émollient , le plus relâ-chant, celui qui diminuera davantage les forces, seratoujours le meilleur anli-aphrodisiaque-
207. il n'en est pas de même de la propriété em-ménogogue. Les émolliens ne la possèdent que danscertains états particuliers de la matrice, et ces étatssont les mêmes que ceux que nous avons vus plus hautréclamer les diurétiques émolliens. Ainsi l'on sait que,pendant l'écoulement du sang, la matrice est dans unesorte de fluxion, de turgescence, dont la cause n'estpas plus connue que celle de tous les autres actes dela vie, mais dont l'effet est cette issue du sang. EhLien! chez des femmes d'un tempérament sanguin,très-colorées, très-fortes, la fluxion a souvent tropd'intensité, le sang gorge les vaisseaux, parce qu'unéréthisme vicieux les tient fermés, ce qui se dénote pardes douleurs, des pesanteurs de la matrice, tous lessignes de la pléthore locale, avec de la fièvre, de lachaleur générale. C'est dans ces cas que les émolliensseront emménagogues. Ici aucune plante n'a été re-commandée d'une manière spéciale , parce qu'il nes'agit que d'amener du relâchement; seulement onpeut diriger l'effet sur les organes mêmes par des ap-plications émollientes extérieures, telles que des bainsde siège, des fomentations, des lavemens. des injec-tions , etc.
Dt-iixième classe. — Tempe'rans.
208. La définition des tempérans est beaucoup moinsfacile à donner que celle des émolliens, parce quel'action de tempérer est beaucoup plus susceptibled'interprétation et même d'explication. Ainsi, toutesles fois que par l'emploi d'une plante on a calmé l'ac-tion ou les mouvemens des solides, je dis qu'on a faitusage d'une plante tempérante. Avec les émolliens 011
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