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Manuel des Plantes médicinales, ou Description, Usage et Culture des Végétaux indigènes employés en Médecine
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12/j Des doses des plantes.

accoutumer les organes à leurs impressions, el plu-sieurs ne cessent jamais d'agir, même sans accroîtreleur dose. Il faut donc, si l'on veut pendant long-temps utiliser les propriétés d'une plante, en étudieravec soin les effets , et, aussitôt qu'ils paraissent moinsénergiques, augmenter la dose en proportion de l'ac-tion qu'on veut obtenir.

Il est encore deux autres moyens d'arriver au mêmerésultat : le changement de préparations et l'interrup-tion dans l'usage delà plante; mais , ces deux moyens,je ne ferai que les indiquer pour ne point sortir demon sujet.

18g. Rien ne doit rendre les doses plus variablesque les maladies. Ainsi, dans deux ou trois affectionsdifférentes, la même plante ne peut produire d'effetsque si les doses sont appropriées à chaque cas. C'estainsi qu'une infusion légère de plantes amères suffirapour combattre une simple débilité des voies diges-tives, tandis qu'une tisane très-forte ne suffira paspour combattre une fièvre intermittente j et qu'il fau-dra avoir recours à une grande dose de la poudre desmêmes plantes. Mais comme il y a à cet égard presqueautant d'exceptions que de maladies et de plantes, jen'ai dû en citer qu'un exemple, me réservant, auxarticles particuliers , de faire connaître les doses aux-quelles on conseille chaque plante dans les maladiesqui, sous ce rapport, sortent de la règle commune.

Ja remarquerai, cependant, que diverses circon-stances des maladies peuvent aussi faire varier lesdoses. Ainsi, suivant les causes, on juge souvent uneaffection plus grave, et pour cela on cherche à la com-battre par une dose plus forte de la plante que l'oncroit indiquée. D'autres fois, la partie affectée influesur la dose; par exemple, on a toujours besoin d'em-ployer uue moins grande quantité d'un médicament,lorsqu'on peut le porter immédiatement sur l'organeou la surface malade , que quand il faut agir par desvoies de transmission, comme ceux de la circulationou de l'absorption, à travers lesquelles s'émousse l'ac-tivité des molécules médicamenteuses. Enfin , les

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