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8 Herbier.
méthodes botaniques, et ignorant les noms des plantesmédicinales les plus utiles. Mais puisque nous n'e-pé-rons pas que notre faible voix soit entendue de l'au-torité, indiquons aux élèves et aux médecins com-ment ds peuvent suppléer à ce qui leur manque àcet égard dans leurs études scolastiques. Plusieursmoyens peuvent y concourir : tels sont Y herbier, ledrogmer, les herborisations, la culture ou le jar-din des plantes médicinales, et les figures ou l'her-bier artificiel. Nous allons entrer dans quelques détailssur chacun d'eux.
Herbier.
16. Beaucoup d'élèves ont commencé un herbier,mais bien peu ont senti l'importance de le com-poser exclusivement de plantes médicinales. Ils sedonnent beaucoup de peine à conserver une foule deplantes sans usage; ils mettent au nombre le prixqui ne devrait être réservé qu'à l'utilité, et souventun herbier <!c plusieurs milliers d'espèces ne con-tient pas le quart de celles qu'ils pourraient emploverdans leur pratique.
Tour former l'herbier le plus utile sous le rapportqui nous occupe, on peut n'employer qu'une saisonsi l'on a seulement une heure à y donner par jourcar il suffit qu'il se compose de deux à trois centsplantes; mais on y emploie ordinairement plusieursannées, parce qu'ilest dimcile de ne point laisserpas-serla floraison de plusieurs plantes. Au surplus, pourle rendre plus complet, l'élève peut placer dans sacollection toutes les plantes qui ont été employées,bien qu'abandonnées aujourd'hui par les médecins 'mais il doit toujours commencer par les plus impor-tantes, et enrichir ainsi son herbier chaque annéependant tout le temps de ses études, c'est-à-dire,"pendant au moins quatre ans. Ensuite, lorsqu'il estétabli dans le lieu où il doit pratiquer, la premièrechose à faire, pour tirer de sa collection tout l'avan-tage dont elle est susceptible, consiste à bien recon-naître toutes les plantes qui croissent aux environs,