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l'autre comme les produits médicamenteux exotiques-,parce que le prix en est toujours peu élevé ; en sorteque si, sous ce dernier rapport, elles doivent formerpresque exclusivement la matière médicale des pau-vres , sous tous les autres on doit s'efforcer d'enétendre l'emploi à toutes les classes de la société, etrestreindre celui des exotiques aux cas qui les exigentimpérieusement.
ij. la botanique médicinale indigène est donctien évidemment le moyen le plus important de lathérapeutique ; sans elle le médecin des campagnesserait chaque jour arrêté dans sa pratique ; les pro-duits exotiques, et même ceux de la pharmacie, ne sontpas toujours à proximité ; ils sont d'ailleurs fortsouvent, par leur valeur, hors de la portée du plusgrand nombre; enfin, comme le débit n'en est pasaussi répandu que dans les grandes villes, que laconservation et la préparation en sont beaucoupmoins soignées, ils sont détériorés, soit par vétustéou autrement, et leur action médicamenteuse est loind'offrir la sûreté que présente celle de la simple infusiond'une plante du voisinage, mais bien choisie ou bienconservée.
Connaissance des plantes.
14. Toutefois ces avantages ne peuvent résulterque d'une connaissance bien exacte des plantes médi-cinales indigènes ; car les mêmes inconvéniens, et deplus grands encore, seront toujours le fruit de l'igno-rance des médecins, des pharmaciens ou des herbo-ristes à cet égard.
En effet, un médecin prescrit une plante pour gué-rir une maladie; par conséquent, on doit le croireau moins, il a dû l'étudier sous tous ses rapports,chercher les préparations qui en sont préférables, bienconstater les effets qu'elle est susceptible de produire,les changemens que son emploi peut apporter dansl'exercice devenu irrégulier des fonctions; mais quelleconfiance peut inspirer son conseil si, lorsqu'on luiprésente la plante qu'il a fait acheter, il ne la recen-