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Traité universel des drogues simples : mises en ordre alphabetique, ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etimologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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PREFACE.

A Connoissance des Drogues fimpies eft û belle Se ft relevée,qu'elle a fait l'étude Sc la curioíité des plus beaux eforits de tous les ñe-cles : pluiîeurs Princes s'y font appliquez avec beaucoup de plaifir & d'u-|v tilité 3 comme Mefué , Mitridate ; & c'eft à elle à qui l'on a l'obligationdes premiers eflais de la Médecine : elk eft d'une neceífité indiípenfable à tous ceuxqui fe mêlent de cette fcience , mais principalement aux Apoticaires ; c'eft par-làqu'ils doiyent commencer lorfqu'ils embraflènt la Pharmacie ; ,car s'ils n'onr pasfait ce fonds avec aflèz d'exaétitude , ils font fujets à tomber dans des erreurs grof-fieres 8c dans «Le* méçvifes très-préjudiciables aux malades. Il faut qu'ils-fçachent,autant qu'il fe peut, où les Drogues croiffewt Se d'où l'on les fait venir , car les dif-ferens climats augmentent ou diminuent beaucoup leurs vertus. Ils doivent tes dif-tinguer par leurs noms , par leurs figures , par leurs fubftances > par le ta£t , par lapeianteur ou légèreté , par la couleur , par l'odeur , par le goût , prenant gardeque celles qui viennent des païs étrangers ne foient falfifiées ; car les Marchandsentre les mains de qui elles paiiènt , étant ibuvent très - avides d'un plus grand gainles fofiftiquent & le« contrefont li bien , qu'il eft difficile de s'appercevoir de leurtromperie , fi l'on n'y regarde de bien près : Les Droguiftes ou Epiciers des Villesy font quelque fois les premiers trompez , achetant en gros des Drogues fauiîêspour des bonnes & les débitant de même ; c'eft pourquoy ii feroit bien néceiïàirequ'ils fuiTent parfaitement ftilez à diftinguer les. véritables d'avec les falfifiées , cequi Rapprend par le continuel commerce qu'on en fait & par l'habitude de les voir.Un Droguifte doit encore s'appliquer autant qu'il peut à tirer fes Drogues des pre-mieres mains , Se à feavoir le fieu de leur miifancc Se leur hiftoire la plus veritable,car plufieurs Livres n'ont rapporté que des fables à ce iùjet. Mais l'intérêt pré-vaut ordinairement fur la curioíité , & l'on trouve très - peu de Marchands quiveulent employer une partie de leur terns , ni faire la moindre depenfe pour êtreinftruits des circonftances , qu'ils croyent n'être point néceflaires à leur négoce.J'ay entrepris ce Traité que j'ai crû très - utile dans une Pharmacopée univerielle ;j'y parle non feulement de toutes les Drogues fimpies qui entrent dans la Médecine ,mais aufli de plufieurs autres qu'on employe pour des uiàges differens , & mêmepour la fïmple curioíité ; j'y rapporte leurs noms Latins & François , avec les éti-»oiogies j autant que j'ai pu les trouver ; j'y donne leur defirription , leur hiftoireque j'ai tirée des. Auteurs anciens Se modernes , qui m'ont paru les plus dignes de

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La cannoif-fxnee desDr<gueßir,-pies ifi ric-ccjf.ure àtous ceuxqui fis mê-lent de Mé-decine.

Commentonlesdtflin-gue,prcnantgarde auxtromperiesdes Sofifti-quenn.

DeJJiiK del'Outrage.

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