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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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V H.

fBn<!s; gros comme des pois, hetiflez temt autour depetites pointes , compofez de pkdieurs capfu/es^ quis'ouvrent ea deux parties & renfernunt une feslenceovale, pointue, Lffe ou douce au roucher commeCelle du lin: fa racine eft fibreufe, jaunätre.

Les Ories croiffettt aux Iieux «Kultes, fablonneux,dans les hayes, contre les murailles, dans lesiardins;dies contiennent beaueoup de fei efientiel & d'huile.

EHes (ont ineifives, derer/ira, aperitives; elles at-tenuent la pierre du rein & de la Vefiie; elles exci-tent les mois aux femmes; elles fönt propres pourl'afthme , pour Ja penpneumonie ; eiles arretent lefaignement du nez fi l'on en met du fuc dans les na-rines; elles reiiftent ä la gangrene, eUM ecralees 8cappliquees/ur la partie malade.

Urtica; ab urere, brüler, parce qne l'Ortie eft cou-verte d'un poil tres-fin, roide & pointu, Jequel s'at-tache ä la peau de ceux qui la touchent, & en h pe-netrant fait für leurs nerfs la me\me impreffion de dou-,Jeur que fi la partie- avoit touche ä du feu.

URTICA MARINA.Urtica marina,

En Francis, Ortie mätigf.

Urtica marina, en Francis , Ortie marine, eft'unpetit poiffon mou, aqueux , tres-lent en fon mouve-ment: il y en a de plufieurs efpeces qui different parleurs figures, & entt'auttes celle que les Naturaliftesont apellee Pudendum marinum, ä caufe de fa reffem-blance avec la partie naturelle d'vme femme; elles onttoutes Ja bouche placee au milieu de lenr corps, g„r-nie tout autour de dents menues, formees en marue-re de petites cornes: mais on ne trouve pornt d'ou-verture pour leurs exeremens, elles les fönt fortir parla bouche: ce poiffon eft bon ä manger, il contientbeaueoup de fei volatil 8t fixe, & d'huile.

II eft fort aperitif; il artete ks cours de venire.

U R

U C U.Pifon.

Urucu, G. Marcgr. G

Acbiolt Indiorum.

Bixa Americana Oviedi, Clufii.

Erv Franc, ois, Achtete, Rocou , Rtcourt ,ou Koucou.

* Eft une päte feche, ou un extrait qu'on a tirc par-Infufion Sc maceration des graines contenues dans lagouffe d'un srbre eultive" dans toutes les Iiles de l'A-merique, & qu'-on appelle communetnent Rocou, &chez les Indiens & Sauvages Vrucu, MÜhtl, Cocbe-hue; cet arbre eft de moyenne grandeur, il pouffe defon pied.plufieurs tiges droit«, rameufes, couvertesd'une ecorce mince , unie, pliante, flexible, bruneen dehors, blanche en dedans; fon bois eft blanc ,hcüe ä rompre; Ces feuilles fönt placees alrernative-ment, grandes, Iarges, pointues, liffes, d'un beau

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veft, ayant en deffous plufieurs rierTüres rorjffatres ices feuilles fönt attachc'es ä des queues longucs dedeux ou trois doigts; fes rameaux portent deux foisl'annee en leurs fommitez des bouquets compofez deplufieurs petites tetes ou boufons de couleur brunerouffätre; ces boutons s'epanouiffent en des fleurs äcinq feuilles, difpofees en rofe, grandes-, belles, d'unrouge päle tirant für l'incatnat , fans odeur & fansgoüt; cette fleur eft foütenue par un caliee ä cinqfeuilles,qui tombentä mefurequela fleur s'epanouit:au milieu de cette fleur il y a une efpecc de Houpe,compofee d'un grand nombre d'etamines ou fiJetsjjunes dans leur bafe , Sc d'un rouge parpurin dansleur partie fuperieure ; chaeune de ces etamines eftterminee par un petn corps oblong, blanchätre, fiIlon<-ne & rempli d'une pouffiere blanche; le centre de lahoupe eftoecupe par un petit embryon, qui eft atta-che fortement ä un pediede qui eft fait en fous-cou-pe, & echancre legerement en cinq parties; ce pedi-cule fert de fecond caliee ä la fleur ä la place du Pre-mier, qui tombe, comme il a ete dit. Cet embryoneft couvert de poils fins jaunätres, & furmonte d'unemaniere de petite trompe fendue en deux levres ä lapartie fuperieure; en croiflant, il devient une gouffeou un fruit oblong, ou ovale, pointu ä fon extremisre.apiati für les cotez, ayant ä peu presla flgure d'unMirabolan , long d'un doigt & demi ou de deuxdoigts, de couleur tannee, compofe de deux coffesheriffees de poinres d'un rouge fonce, moins piquan-tes que Celles de la chäteigne , de la grofieur d'unegrolle amande verte; ce fruit en meuriffant devientrougeätre, & il s'ouvre ä la pointe en deux parties,qui renfetment environ foixante grains otr femencesparragees en deux rangs ■, ces grains fönt de Ja groC-feur d'un grospepin de ra/iin, de figure pyramidale,,'attachez & rangez les uns contre les autres par de pe-,tites queues ä une pellicule mince, liffe & luifante,'qui eft etendue dans toute la cavite de chaeune descoffes; ces memes grains fönt couverts d'une matierchumide , tres-adherante aux doigts lorfqu'on y tou-che , meme avec le plus de precaution , d'un tres-beau rouge, d'une odeur afkz forte; la lemence fe*paree de cette matiere rouge e/t dore , de couleurblanchätre, tirant für cel/e de Ja corne; on ne Jui at-tnbue aueune vertu medecinale.

II y a encore une autre efpece d'arbre de Rocou4qui ne differe du precedent, qu'en ce que fon fruisn'eft point epineux , & <ju'il eft plus difikile ä ou-^vrir.

La recolte du Rocou fe fait deux fois l'annee, ä !aSaint Jean , & ä Noel; on connoit que la gouffe eilmeure , lorfqu'elle s'ouvre d'ellc-meme für i'arbre ,alors on la cueille, 8c l'on en prepare Ja päte ou 1'ex-trait en la maniere fuivante, •

On reute de dedans la gouffe du RoCou, les grains "'& tout ce quiles environne, on les ecrafe avec de»pilons de bois dans des canots qui fönt des troncsd'arbres creufez ; on jette deffus de l'eau en fuffifantequantite, pour que la matiere y puiffe tremper; onla laiffe tremper & macerer pendant hu/t jours, afinde doanerle tems ä l'eau de dißbudre, &i de fepaie*Dddd 3 1§ •