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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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UN. UP.

On doit choifir cette pierrc belle, tres-blanche endedans, moelleufe, friable, s'attachant ä Ja Jangue ;on h fepare de fa pattie exterieure, & l'on employedans la Medecine le dedans.

Elle eil aftnngente, defikcative, alkaline, proprepour arreter les couts de ventre, les hemorragies; onla croie bonne pour refifterau venin, pour l'epilepfie.La dofe er» eft depuis demi ferupule jufqu'ä demidragme: on s'cn fert auffi exterieurernent pour deter-ger & deffecher les vieux ulceres , pour rortifier 1«yeux, etant employce dans les collyres.

U N I F O L I U M.

Uaifo/ium, Dod. Brunf.

Mor.ofhyilon i, Ger. Raii Hill.

Lilium cowvallium minus , C. B.

Umfaüum , five Ophrls unifnlia , J. B.Monophyllon , five Unifolium, Park.HetM/phyllum, velmonophyllum , Gefn. hört.Smitax unifolia humlllima , Pit. Tournef.

Eft une efpece de Smilax, ou une plante baffe quipoufle une petite tige longue environ comme ledoigt, grcle , ne portant en fon commencementqu'une feule fcuille prefque auffi large que ceJle duLierre, pointue, nerveule: mais ä mefure que cettetige croit, il en nait une ou deux autres feuillesde lameine figure, mais plus petites; fes fleurs fönt peti-tes, Manches, compofees chaeune de cinq feuillesdifpofees en etoile, d'une odeur foible ou ne fentantrien. Quand cette fleur eft paffee, il lui fuccede unepetite baye fpherique, molle, rouge en fa maturite ,renfermant ious fa peau quelques [emences de Ja me-me figure: fa racine eft menue, fibrie, blanche, fer-pentante, doueätre au goilt. Cette plante croit dansles bois aux lieux ombrageux, avec le Muguet. Ellefieurit en Mai ou en juin.

Elle eft vulneiaire; fa racine a eteeftimee pai quel-ques-uns bonne contre les bubons peftilentiels, etantdonnee en poudre au commcnceiuent de ia maladie,au pieds d'une dragme.

Vnißlium , parce que cette plante ne porte qu'unefeuille en fon commencement.

Moncphylhn , ex ftivos , folus , & QvhXoi, folium ,comme qui diroit, Plant» a Hntfeuillt.

U P U P A.

■ Vpupa, en Francois, Hupe , eft un oifeau im peuplus gros qu'une Caüle, de couleurcendree & noire;fa tete eft ornee d'une hupe ou maniere decrete com-pofee de beaueoup de plumes: fon bec eft long ,noir,un peu recourbe en bas, fon cou eft Court, fa queueeft grande, fes jambes fönt courtes; il habite les bois& les momagnes, il fe repofe für la teire plus que fürlesarbres, i! cherche les fepulcres; il Vit de vers, demouches, d'excreroensi il taitfon nid avec de la fien-te humaine dans les trous des vieux bätimens, destouts.Sa caair eft bonne pour Ja colique.

Vupu,

v r. m

On dit que TJpup» vient du cri de cet oifeau ,

URANOSCOPUS.

Uranofcopus , J. Jonft.T'apecon Majjilienfe.

Eft un poiffon de mer long d'envi'ron un pied ;prefque rond , couvert d'une peau grife blanchätre,dure polie, fe feparant facüement de fon corps ; fatete eft grolle, large, offeufe, armee de deux aiguil-lons , dont les pointes fönt tournees vers la queue;il n'a point de mufeau, mais fa bouche eft grande &placee differemment de Celles des autres poiffons; careile eft für fon front entre fes yeux ; fes dents föntpetites; fa Jangue eft courte & large; fa queue eft lar-ge; il fenourritde petits poiffons: on le trouve fürlesrivagesaux lieux bourbeux. II eft Ji vif, que quandonl'a ecorche & vuide de fes entrailles, il remueen-core; fa chair eft facile ä digerer, mais fon goüt nifon odeur ne fönt point agreables: les pa'ifans ne laif-fent pas que d'en inanger.

Son fiel eft propre pour deterger & pour confumerles cataraetes & les autres impuretez des yeux. Quel-ques-uns pretendent que Tobie fe fervit de ce remede

pour nettoyer fes yeux, quand il recouvra la vüe.Uranofcopus , ab «/>«»»s, coelum, c <s-y.t?ri~v, intuiri}

comme qui diroit, Ptiffon qui regarde le Ciel. Ce nora

lui a ete donne ä caufe qu'il a naturelkment les yeux

tournez vers le Ciel.

U R I N A.

Urina, feu Lotiam.En Francois, Urine.

Eft une liqueur chargee de beaueoup de fei volatilqu'elle a diffout en circulant dans le fang. Nous nousfervons aftex fouvent dans la Medecine de l'urine dei'homme; celle d'un jeune nomme bien fain eft pre-ferable aux autres.

Elle eft incifive, attenuante, refolutive, deterfive;eile leve les obftrudions, eile diflipe les vapeurs, eilefoulage 8c guerit la goutte, eile lache le ventre, eiledefleche la grateile, on s'en fert exterieurernent&in-terieurement; on en fait prendte cinq ou fix onces ächaque dofe pendant qu'elle eft toute recente.

Vrina, ab »p;«, meio, je piffe , vel ab iff»t t fi-rum, parce que l'urine eft une ferofite.

UROGALL

Urogallus, ]. Jonft.Tetrao, Ariitotel.

u s.

Eft une efpece de Faifan, on un oifeau dont iJ y adeux efpeces, un grand & un peut. Le premier eftgrand comme un Coq d'Inde; il a la terenoire, lebec court, le cou long de prefque un pied, fes plu-mes fönt de couleur noirätre Sc rougeätre.

D d d d i L«

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