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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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T E.

qae quand leur graiffe ä et6 entierement detruite parle jeüne; quand on les tue avant qu'elles ayent jeü-ne, l'on en tire une duir bonne ä manger, d'un goütde bosuf; & une huile jaune propre ä bruler. On em-ploye auffi en Europe ies Tortues dans les cuifines;leur chair eft de bon goüt; eJJes contiennent beau-coup de fei volatil & d'huile.

Elles fönt propres pour les maladies de la poitrine& de confomption , pour la fievre heclique ; ellesfönt reftaurantes, etant mangees, ou prifes en bouil-lon.

Le fang de la Torrue deffeche eft eflirm* pour l'epi-lepfie; la dofe eß eil depuis doute grains julqu'ä unedragme : le mime fang, nouvellement tire, eft bonpour guerir k gale, la lepre, fi l'on en applique deffus.Sa graiffe ou huile eft amoliffante & refolutive.Le priape de la Tortue de mer, etant feche 8c pul-verig, eft un fort bon remede pour la pierre& pour3a gravelle; la dofe en eft depuis demi-dragme jufqu'ädeux fcrupules : ce priape , apres qu'il a ete iechi ,eft long d environ un pied, & un peu plus gros quele pouce , ü eft folide & dur prefque comme de lacorne, de couleur grife ; il renferme une fubftance.moelleufe blanche. On prefere le priape d'une Tortueverte de mer ä celui d'une autre.

Tefludo , hufla, coquille, parce que cet animal eftcouvert d'une efpece de coquille.

T E. T H.

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T E T H Y I A.

T'ethyia, Tethaa,

Spherdocles.

Eft un poiflbn ä coquille de mer , qui fe trouvequelquefois adherant aux Huitres; fon dcaille ou co-quille a la figure fpherique, rabofeufe, inegale, moinsdure que les autres coquilles : fa chair eft fongueufe;il nait attache aux rochers, ou dans Taiga, ou für lesrivages; il y en a de plufieurs efpeces.

II eft carminatif, & propre pour la colique venteu-fe, pour la douleur des reins, pour la goutte fciatique,pour exciter l'urine, & pour evacuer la pierre du rein& de la veffie.

TETYPOTEIBA.

Tetypoteiba,

Vhis arbuflina, G. Pifon.

Eft une plante du Brefil qui nait für les Orangers,quand certains petits oifeaux, qu'on appelle Tetyns,y ont fait leurs excremens: (es feuilles rcflemblk.nt äCelles du Myrte. Cette plante s'attache & fe lie auxbranches de Tatbre comme feroit la vigne, & quel-quefois eile le fait mourir par fa quantite : les roemespetits oifeaux la mangent.

Elle eft fort ditcuffive, refolutive, d&erfive, pro-pre pour diffiper les enflures des pieds, des jambes,pour Thydropifie, pour fonifier les parties debiiitees.Onla fait bouiliir dans de l'huile, & l'on fe fert decette huile exterieurement; che eil auffi employee,infufee dans de l'eau, pour les cataractesöc pour lesuuages des yeux.

T E ü CRIÜM.TeucrlumBxücum, Cluf.Hifp.Ger. J. B. Pft.Tournefort. Raii Hirt.

'teucrium feregrinum , fol'to finuofo , C. B.

Eft un arbriffeau ordinairement affez. petit & bas,mais qui s'eleve quelquefois ä la hauteur d'un hom-me: la tige eil groffe comme le petit doigt, couverted'une ecorce blanche, divifee en quelques rameauxblancs, oppofez deux ä deux: fes feuiiles fönt oblon-gues ou arondies, un peu plus grandes que celles duChamaedrys, finueufes en leurs bords, blanches endeffus, d'un verd obfeur en deflbus, un peu ameresau goüt: fes fleurs fönt en gueule, ou formees entuyau evafe dans le haut, & prolonge en levre, decouJeur blanche, foutenu par un calice blanc qui a lafigure d'une campane: il nait dans ce calice, quandla fleur eft paffee, quatre femences prefque rondes,Cette plante croit aux pai's chauds,comme en Sicile,en Italic, proche de la mer, entre les hayes; eile de-meure toüjours verte.

Elle eft deterfive , aperitive , refolutive , proprepour les maladies de la rate, pour refifter au venin,etant prife en decodrion & en poudre.

On ditquecette plante a pris fon nom d'un hommeappelle Teucer, qui le premier la mit en ufage chezles Anciens.

THALICTRUM.

"Thalittrum majus vulgare , Park.

ThaUdrum magnum , Dod.

Tbaliffrum, ßve Thaliärum majus, Ger.

Thaltdrum nigrius ,caule & Jemine flriato, J.B.Raii Hill.

Thal:'drum majus fdiqud angulofd, autfiriatd,C. B. Fit. Tournef.

l'iganum, Dod. Gal. Lugd.

Ruta pratenßs , Cefa. hört. Herbariorum, Ad.Lob.

* Eft une plante qui pouffc des tiges ä la hauteurd'un homme, roides, canelees, rameufes, commeanguleufes, creufes en dedans, d'un couleur ordinai-ren.ent rougeätre tirant für le purpurin, & quelque-fois verte. Ses feuilles fönt amples, divifees en plu-ßeurs parties oblongues, affez larges, vertes, luifan-tes: fes fleuts naiffent en fes fommitez, petites,com-pofees chaeune de cinq feuiüts difpofees en rofe au-tour d'une touffe d'etamines de couleur herbtuie. Cesfeuilles tombent proir.ptement, ä cauie que la touffed'eumines en s'epanouiffant, fait caffer les vaiffeauxqui ks attachment au pedicule ; & alors il ne relleque des eumines. Quand cette fieur eft paffee, il leforme U'.e capfule ä trois coms , qui renf rrme uneferaence oblongue, jaune, canelee, tres-menue,d'ungoüt amer. Sa raeme eftjaunätre, ferpentant au lar-

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* V. PI. XXII. fig. ij.

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