T A.ner plufieurs fois au malade de l'extrait d'EUebore &de la poudre d'Algaroth ,afin de faire des evacuationscopieufes par haut &c par bas; de lui faire ufer desfeis volatüs de vipere,de ccrne de cerf, de craue hu-main, de fuccin.
St le malade n'etoit fecouru par les moyens dontil a ete parle, ü y auroit beaucoup ä craindre que famaladie ne devint mortelie: on connoit qu'il efthors de penl 8c prefquegueri, quand il ne lui prendplus d'envie de danler, mais il arrive ä plufieurs deces malades qu'au bout de chaque annee de la mor-fure, l'acces revient, & il faut alors leur faire recom-mencer la danfe & la (ymphonie ; le malade, apresque fon acces eft parle , revient comme d'un profondfommeil, & il ne fe l'ouvient point de ce qui s'eftpaffe, non pas meme de la danfe.
Le venin de la Tarentule eft caufe par un fei acide& volatil, qui s'etant exalte au cerveau , & attacheaux membranes de fes vaiffeaux, y produit de temsen tems, 8c fuivant qu'il s'agite & fe fermente plusou moins, des utitations & divers mouvemens 8c al-terations dans les efprits & dans les principes desnerfs, d'oü viennent tous les accidens fächeux dont'j'ai parle.
M. Geofroy, del'Academie Royale des Sciences,
T A.
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maniere ordinaire; c'eft ce qu'on appelie Cryflal deTartre.
On ramaflbit autrefois une pedicule cremeufe quifurnageoit l'eau pendant l'evaporanon; & on la fai-foit lecher; c'etoit la creme de Tartre; mais oncon-fond le cryftal avec la [creme de Tartre depuis qu'ona reconnu que c'e-toit une meme mauere.
On doit choifir le Cryftal de Tartre en petits cryf-taux nets, bien blancs , pefans, fecs, d'un gout ai-grelet agreable: on s'eu fert pour blanchir la tire ; onen fall bouillir unedragir.e dans chaque pinte de petitlait qu'on veut rendre clair; ce CrylUl de Tartre fe-pare tout le fromage, puis on fi.tre la ü^ueur.
Le Tartre blanc contient beaucoup de fei acide ef.fenriel, mediocrement de l'hui.e.
Le Tartre rouge contient moins de fei que le Tar-tre blanc, mais plus d'huile & de terre.
Ces Tartres fönt le vinaigre quand ils fe diffolventdans le vin.
Le Cryftal de Tartre n'eft different en fubftance duTartre blanc qu'en ce qu'il contient moins de terre.
Tous les Tartres du vin fönt apentifs & un peulaxatift; ils levent les obftruäions, ils excitent l'uri-ne, ils calment la fievre , ils diffolvent les glandes.On n'employe guere le Tartre rouge interieurement,
donna il y a quelques annees un DiiTertation für les mais on fe fert fouvent du Tartre blanc te dn < rwftai
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Tarentules, qui a 6te inferee dans l'Hiftoire de la de Tartre. La dofe en eft depuis deim-dra^ne iuC-mie annee 1701. pag.io. de l'Ed.d'Amft. qu'ä trois dragmes.
meme Acade; ______________
Tarantula, a Tarento, Tarente, parce que cet ln-fedte ne fe uouvon guere autrefois que vers la villede Tarente.
T A R T A R U M.
Tartarum, en Francis , Tartre , eft une matieredure, pierreufe ou crouteuie, qu'on trouve attacheecontte les parois interieures des tonneaux de vin. Cetartre eft compofe de la partie la plus groffierc & laplus faline du vin, qu\ s'etant fepaiee & ecart.ee parla fermentation, s'endurcitiufqu'a fe petiifkr aux cö-tez du tonneau.
II y a deux efpeces de Tartre; un appelie Tartreblanc, qui fe tire du vin blanc; Öc I'autre Tartre rou-ge, qui fe tire du vin rouge.
Le Tartre blanc le fepare en morceaux plus petits8c moiDS epaisque le Tartre rouge,mais ils fönt pluspurs 8c plus remplis de fei.
11 faut les choilir affez epais, pefans, faciles ä caf-fer, de couleur gnfe bianchätre ou ctntlree , nets,cryftalins 8c bnllans en dedans, d'un goüt aigrelet a-greablf.
Le Tartre rouge fe fepare en gros morceaux epai?;ils doivent etre choiiis nets, fecs, rougeätres, pefans.Ce Tartre elt plus impur que le blanc, mais il a lememe gout 8c l'on en tire les meines principes; ilcontient moins de fei.
Les meilleurs Tartres nous viennent d'AUemagne,du Languedoc, de Provence.
On purifk le Tartre blanc en le faifant bouillir dansde l'eau , le paffant par des chauffes de drap , 8cmettant evaporer 8c cryftalifer la liqueur pafl'ee ä la
T A T I.
Tau, C. Bircm,
En Francois, Oifeau Mouche.
Eft un petit Oifeau des Indes, curieux par fa peri-tefle 8c par !a ftrudture de fon nid; il n'eft pas plusgros qu'une noiletie; fon nid eft fait comme celui denos Roitelets, oü il n'y a qu'un petit trou vers le bautpour fon entvee Sc fa furtie, mais ce qu'il y a de fur-prenant eft que ce nid eit coutu par'i'oiieau contreune.ou deux.ou trois feuil'.es d'un arbre appelie Goja-vier, qui lbnr grandes comme celles de nos chatei-gniers; pour ce rravaii il emp.'oye /on bec qni n'eftpas plus gros qu'une petite aiguilie: 1] peree les feuii-les, 8c y attache fon nid avec une ef ( ece de fil d*ecotton , ces feuilles fetveot a ie carher : le nid eltfufpendu en l'air, 8c il ne tient otdmairen.ent qu'a u-ne feuille: dans le tems que les Tatis fönt leurs nidsil ne foufle en ce pais-lä que de doux zcphiis qui ne'peuventpas les eb/anier afftz pour ks taire roipber:les oeufs de ce petit Oifeau ne fönt pas plus gros queceux de la Fourmi.
T A U R U S.
Taurus , en Francois , Tanreau eft le male de hVache, qui differe au Bceuf en ce qu'il n'a po.r.t etechätre; ou c'eft un antroal ä quatre pieds 8c a tornes,grandeomme ob petit Chevai, fort, robuffe & vi-goureux. II nait Venu, öc en urandiffant il devientY y y Tau-