T A.
T A M A N D U A.'Ta/nandua , Jeu Myrmecophagus, G. Pffon.
En un animal ä quatre pieds quf nait en Amcrique,il reffemble au Re-sard , mais il n'en a pas la fineiie,au contraire il eft timide & fot; il y en a de deux ef-peces, un gra>id qui pone une queuc large & garniede foyes, ou de poils longs comme ceux d'un Che-val, noirs & blancs; i'autre petit, dont la queue eftlongue, rafe ou fans poil: l'un 8c I'autre fönt fortfriands de fourmis, dont la trop grande quantite nuitbeaucoup aux biens de la terre. Le petit entortüle faqueue aux branches des aibres, 8c y deraeure fufpen-du pour attendre 1 s fourmis für lefquelks il fe jette8c lesdevore. Les mufeaux de Tun 8c de I'autre iontlongs&pointus,n'ayant qu'une petite Ouvertüre pourleufboucke en maniere de trompe; ils n'ont point dedents, mais quand iis veulenr attraper les fourmis, ilselancent hors de leur mufeau une langue longue deplus de deux pieds, & ronde comme une corde, aveclaque'le ils aglutiueat ces petits infefta , la pliar.t &rephant poufks y mieux attacher.pujs ils les avalentä belies lampees. Leur peau eft epaifle; leuis piedsfönt garnis d'ongies aigus avec iefquels ils fe defendentpuiirammentquand on les a irntez: leur chair appro-che de celle du Renard , eile eft conafie 8c dimcflcä manger.Leur graiffe eft eftimee refoiutive 8c nervale.
T A M A R I N D I.
Tamariudi % Oxyphx/iica.
En Francois, T'amarixds.
Eft une pulpe ou fubftance moelleufe, noire, aigre,affez agreable au goüt qui fe trouve dans les fru.tsd'un arbre des Indes appelli
Tamarindus , Raii Hiß. Pit Tournef.lamarindus Dtrelfide ölppellata^ ] J . A'p.Batatn-pull! fett Äjaderam pullt, H. M.Siltqua Arabica qu.c Tamarfitäus, C 15.Tamarinü., ]. B.
En Franqois. Tamar'm.
* II eft grand comme un Noyer, mais plus touffu;fon tronc eft d'un beau jet, droit, öc fi gros qu'a pci-r.e deux hornmes peuvent-i's l'eiiibraffer ; il eft cou-vert d'une ecorce fort epaifle, bru ie 8c gerfee : fonbois eft dur 8c comme tanne ; fes rameaux s'etendentaffez regüierement de tous cötez, divifez 8c fubdivi-fez en d'autres rameaux revetus d'une peau fine decoukur verte-Suine, garnss de feuiUes grandes com-me la main affez ferrees 8c difpofees altemativement,chaque feuille eft coinpofee de neuf, dix , douze,meme jufqu'ä quinze paires de paites feuilks atta-chees ä une co;e longue de quatre ou cinq pouces:
* V. II. XXU, ßg.».
ces petites feuilles fönt longues de huit ou neuf lignes6c larges de troisou quatre; elles fönt emouffees ä Ja.pointe 8c beaucoup plus arondies qua leur bafe, carelles ont en cet endtoit-lä comme une efpece de cou-de qui regarde l'extremite de la cöte; ces feuüles föntmiuces d'un verd gai, un peu velues für lesbords,&par rieffous traverfees dans leur longueur par un petitfilet dont les rameaux fönt tres-delicats , d'un goüta:ide agreible; fes fleurs naiffent neuf ou dix enfembledans les aiflelleS 8c aux extremitez des branches, difpo-fees par bouquets longs d'environ demi-pied , afiezclairfemees.prtfque fans odeur.foutenues chacune parun pedicule de quatre ou cinq lignes de long, chaquefkur eft ä trois feui'les de couleur de rofe , parfemeesde veines rouges comme du fang, une de ces feuilleseft ordinairement plus petite que les autres, lefqueliesont environ demi-pouce de long für qustre lignes delarge, elles fönt ondees 8c frifees für les bords, leurcalice eft une petite poire charnue,verdätre,termineepar quatre feuilles blanches ou rouflätres, un peu pluslongues que les teuiiles de la fkur, 8c le plus fouvenrrabattues en bas, ce ca'.ice s'allonge quand la fleureil paff;e; 8c ne differe gueres du pedicule.
Le fruit du Tamarin elt un pifti e qui fort du milieude la fleur, long d'environ dem:-pouce, verdätre 8ccourbe comme les ferre» d'un oifeau; il croit jufqu'äla longueur d'environ qu.itre pouces für un de large,reflemblant affez par fa fi^ure a la gouffc des Feves deniaraii ,8c prenant, quand il eft bien inur.une couieurroudätre; un de fes cötez eft 6chancre profondementen deüx ou trois endroits, 8c chaque cöte eft releveed'uue cö'e affez fenßble qui regne depyis un bout juf-qu'ä I'autre, il eft oride legeiement für le dos, fonexuemne eft arondie & terminie le plus fouvent parun petir bcc; ce fruit eft coropofe de deux gouflesenfermecs l'une dans I'autre. L'extcieure eft char-nue , fpaifle d'une ligne pendant qu'elle eft vertejl'interieure eft un parchemin mince : l'intervalle quieft entre ces deux goufles eft epais de trois ou quatreli^i.eä, c'eft comnie une efpete de diplo^ rempli dela fttbltance moelleufe 8c noire qu'on appelle Tama-rindi; elie eft gluante, aigre, traveriee par trois groscordous, ftrmes, ligneux,dont l'un s'etend Je long dela goufle, les deux autre s fönt plactz vers Je cöte op-pule, fous les co;es dont il a e\e parle, on en trou-ve encore quelques petits qui rampent für ce memeco'e : les ramirica'ions de tous ces vaifTeaux ne por-tent pas feukment le fuc aigre 8c vineux qui s'epaifiite:i pulpe, ils donnent aufli la nourrituie des femen-c.-s qui foit renfermees dans la gou.ffe au nombre detrois ou de quatre: ces fernen-es fönt pl-.tes, Cures,grandes ä peu pres comme celks de la Caffe, mais unpeu moins aplaties, de figure irregulkre, car les ur.esfoi.t prefque quarrees avec les coms arondis, les au-tres fönt triangulaires; les autres pius pointues ou an-gukufes d'un co:e que de I'autre; leur iuriace eft po-lie, luifante, de Couleur rougeätre qui approche dufauve, marquee de chaque cöte d'une tache brune;ces femences renferment foasleur pti.iu qui eft medio-crement epaifle, ueux lobes blancs, clurnus , qui fefeparent affez facilement l'un de I'autre , d'un goütXxx 3 d'anun-