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Dictionaire, ou traité universel des drogues simples : ou l'on trouve leurs differens noms, leur origine, leur choix, les principes qu'elles renferment, leurs qualitez, leur etymologie, & tout ce qu'il ya de particulier dans les animaux, dans les vegetaux, & dans les mineraux ; ouvrage dependant de la Pharmacopee universelle
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ST.

Elle excitc l'urine 8c les mois auxfemmes; eile-te raccQuehement 8c la fortie de l'arriere-faix.

Siachys , » **x°s , fpica , parce que les fleurs decette plante fönt rangees en 6pi.

S T A C T E\Staäi, Statte» ^ Myrrha Staat.

En Francis, Myrrhe liquide.

Eft une efpece de bäume, ou une liqueur gommeu-fe odorante, qu'on ramaffoit autrefois de deffus lesjeunes arbres qui portent la Myrrhe, 8c qui en lortoitfans aucune incifion. Les Anciens gardoient cettedrogue comme un bäume precieux, 8c Ton croit a^vec beaucoup deraifon ,que c'eft cette efpece de Myr-rhe dont il elt parle dans VEvangile, 8c que les Magesportexent au Sauveur du monde en ßethleem avecaei'or, 8c de l'encens: mais parce que cette Myr-rhe liquide fegarde peu fans fe durcir.foit parce qu'onneglige. de la recueillir, on ne nous en appurte

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Elle avoit les memes quahtez que la Myrrhe, maisplus efficaces.

Le Staden que nous voyons quelquefois chez lesMarchands eil artificiel; il le fait en mettant diilbudrede la Myrrhe dans de l'huile, 8c y melant un peu decire pour le rendre en confnience d'onguent.

Statue , f*KTn, a r«£« , flillo , parce que cette dro-gue duUUe de l'arbie en nqueur.

S T A M N U M.Stamnn/n, Jupiter.

En Francjois, Etain.

Eft un metal mcllafle , malleable , fulphureux ,blanc, luifant, un peu plus dur que le plomb , fortfacile ä mettre en fufion : les Anciens 1'appeUoientPlumbum album; il nait dans des mines en Angleter-re, & en plufieurs autres lieux de l'Europe, d' l'onnous i*apporte en faumons. Nous en voyons i Parisde trois lortes.

Le premier eft l'Etain plane' qui eft fans melangecomme il vient de la irune; c'efl le ventable Etain.

Lefecond eil l'Etain common, qui elt un alliagcd'Etain plane, de plon.b 8c de cuivre jaune.

Le troitiemc eft l'Etain fonnant, qui eft un melan-ge d'Etaur.de Mmuth jde Cuivre de Rofette.Sc d'unpeu de Ziuk; on y mele quelquefois de Regule d'An-timoine, 8c U ne faut point craindre en cette occafionfon fei fulphureux vomitit, parce qu'il eft fixe, abfor-be 8c amom par la grande quantite des autres niaüe-res avec lefqus Us on l'a incorpore.

L'Etain natusel ou plane n'eft point fonnant, parcequ'il eft trop mollaffe Öc trop pliant; il faut qu'unemauere, pour etre fonnante, foit compofee departiesfetmes 8c roides ,afin qu'etantfrapees elies fe tremouf-fem Scteheurtent les une« contre les autres: c'eft cequi anive en l'Etain fonnant qui a ete dura 8c -ffer-miparleBifmuth, ou par rAntiaioine 8c Je, cuivre.

S T. j 2 ,

Cet Etain, quand il eft beau 8c bien compofe, ref-femble ä de Argent.

L Etain plane" ou naturel eft eftime propre pour lesmaladies du foye 8c de la matrice. On le prend er»limaille.

L'Etain fert ä la teinture, car en certains cas, com-me en la teinture d Ecarlate , les Temturiers fe fer-vent de chaudieres d'Etain pr-ferab!ementaux autres,&i i!s employent de l'eau forte empreinte d'Etain pourdes couleurs qu'ils veulent relever ou changer.

On a nomme l'Etain Jupiter , parce qu'on a craqu'il recevoit des influences de la Pianeue du meme,nom.

STAPHYLODENDRON.

Staphylodendrm , Matth. J. B. Pit. Tournef.Raii Hill.

Nux veficaria, Ger. Park.Pißacia fyheflris , C. B.

Ell Francis, Nez, caupez.

Eft un petit arbre ou un arbrifleau £pais, dont lebofs eft foibie, remp.'i de raoelle blanche: fes feuil-Jes fönt atrachees ordinairement cinq 8c quelquefoisfept ä unecöte; elies reffemblent ä Celles du bureaumais elies fönt un peu plus petues, dentelees en leursbords. Ses fleurs lont atrachees par grapes ä des pe-dicules menus ck longs; chaeune d'elles eft compoleede cinq feuilks Wanches difpofees en rond, 8c fuute-nuesfur un calice d'une feule piece recoupee en cinqparties. Lorfque cette flcur eft tombee il paroit en faplace un fruit membraneux, ou une efpece de veßieverdatre , aftez graide , divifee en deux loges dansJefqueiles fe txouvent quelques femences femblables 1des noifettes, couvertes d'une ecorce ligneufe, maismince, de couleur rougeätre, facile ä caffer : leurfuMtance eft verdatre, d'un goüt doueätre, fade 8cdonnant envie de vomir. Cet arbnfltau croit auxlieux incultes, dans les bois, dans les ha^es, dans lesbuilluns.

On tire de fes femences ou noifettes par exprefiionune huile qui eft refolutire.

Stafhylcdendron , a rx<pvxi , uva, & 2i»fprt, ar-bor, comme qui diroit, Arbre du rai/i-,} , parce quefes fruits tont dilpofez par grapes comme les raifins,

STAPHISAGRIA.

Staphifagria, Matth. Dod. C. ß. J. B. Raü

Hfß.

Herba pedicularis , Cord, in Diofcor.Helphinium P latam Joiio , Staphijagria diSium^Pit. Touruu.

Ali/eras Arabum.

En Francis, Staphifaigre ou Herbe auxfoux.

* Eft une efpece de Pkd d'Alouette, ou une plan-

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* K, PI, m fig. h-

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